Avant que les choses sérieuses ne recommencent, Anderlecht a autorisé à Michel Vlap de répondre à des questions inédites posées par nos confrères du Nieuwsblad. Voici le best of.

Son adversaire le plus difficile ? "Personne ne veut avoir Kompany comme adversaire direct. Il vous démolit. Et Sandler était très fort, aussi. Dans le championnat belge, je dirais Boya, qui va de Mouscron à l’Antwerp. C’est un gentil garçon, mais il faut aller au charbon pendant tout le match face à lui."

Si Kompany s’est déjà trompé ? "Quand je ne suis pas d’accord avec lui, j’ose le lui dire. Récemment, on faisait des sprints à l’entraînement, et il prétendait que j’avais freiné trop tôt, alors que j’étais sûr d’avoir été à fond jusqu’à la ligne. Mais il sait de quoi il parle. Généralement, il a raison. Et quand il perd un match à l’entraînement, on n’hésite pas à le charrier."

S’il voit Kompany hors du foot ? "Non. Et d’ailleurs, il se change ailleurs que dans notre vestiaire. Il veut garder une certaine autorité en tant que joueur-entraîneur."

Son meilleur coéquipier ? "Difficile à dire. Si Doku devient plus efficace, il peut arriver très loin. Sambi Lokonga va aussi réaliser une grande carrière. Il ne lui manque plus que des buts et des assists. Petr Zulj est fortement sous-estimé. Et si je peux ajouter un ex-coéquipier, je prends Frenkie de Jong de Barcelone, avec qui j’ai joué en U18 des Pays-Bas et avec qui je partageais la chambre. Je suis parfois encore en contact avec lui."

S’il a déjà menti par rapport à son identité ? "Oui, souvent. les gens ne doivent pas savoir que je suis footballeur. C’est rigolo de dire que je suis pompier. Ou étudiant en droit. Ou magicien. Quand j’étais jeune, et que j’avais des cartes en poche, je montrais un petit truc. Cela marchait avec les filles."

Son deuxième sport ? "Le patinage. Je pratiquais ce sport et le hockey sur glace en Frise quand nous avions encore de vrais hivers."

Son français ? "Je connais quelques termes footballistiques, mais mon français n’est pas très bon. Au début, ce n’était pas évident de demander en français dans un magasin où sont les pommes de terre. Souvent, je parle en anglais. Ce qui est bizarre, c’est que les francophones ne veulent pas apprendre l’anglais. C’est une langue mondiale."

Les Pays-Bas ou la Belgque au Mondial ? "Les Pays-Bas si tout le monde est fit. Vous avez Hazard, De Bruyne et le meilleur gardien au monde. Nous avons quatre très bons joueurs dans l’axe."

Les vestiaires belges ou néerlandais ? "On voit la différence d’infrastructure à tous les niveaux. Au Standard, par exemple, on est l’un sur l’autre. Et le terrain est mauvais. Même les trains sont plus beaux aux Pays-Bas."