Dans une semaine et un jour, Aleksandar Mitrovic pourra enfin jouer pour Anderlecht, à Zulte-Waregem. Entre-temps, il a donné sa première interview belge sur une terrasse à Belgrade.

N’est-ce pas bizarre d’avoir signé à Anderlecht mais d’encore jouer pour le Partizan ?  

"Si. Je suis déjà avec ma tête à Anderlecht. Mais j’essaie d’être motivé pour le Partizan, le club de mon cœur dont je connais tous les chants de supporters. Je lui dois ce dernier cadeau : une qualification pour l’Europa League."  

Anderlecht n’a jamais payé 5 millions pour un joueur !  

"Le Partizan a fait une belle affaire. Mais il y avait des clubs - en Italie et en Angleterre - qui voulaient payer plus que cela. D’ici deux à trois ans, je pourrai aller dans les plus grands clubs du monde. Je serai vendu pour beaucoup plus que ces 5 millions."  

Quels sont vos points faibles et forts ?

"Je dois améliorer mon dribble et mon tir au but doit être plus efficace. Ma force, c’est mon physique."  

Grâce à la boxe et au kickboxing ?  

"Je me suis entraîné souvent, mais je n’ai pas fait de compétition. J’étais plus sparring partner. Je me suis pris beaucoup de coups, mais j’étais bien protégé. Ce sport a entraîné tous mes muscles. Mais hors du ring, je déteste les bagarres."  

Balotelli aime aussi la boxe. Êtes-vous le Balotelli de Serbie ?  

"Je le respecte. Il est formidable sur le terrain, mais on me compare surtout à lui parce que je suis extravagant. J’ai des tatouages, je change de coiffure toutes les semaines…"  

Est-ce vrai que vous ne gagniez que 1.000 euros par mois au Partizan ?

"C’était le contrat minimum. C’est normal, je suis jeune. Je ne vais pas faire des folies avec mon nouveau salaire. J’aurai une Mercedes du club. Je viens d’obtenir mon permis de conduire."  

Allez-vous jouer contre Zulte-Waregem ?  

"Je crois que je débuterai sur le banc. Je me donne deux mois pour m’adapter à votre foot."  

Dernière chose, Aleksandar. Anderlecht garde un mauvais souvenir de cette ville.

"L’élimination au dernier tour préliminaire avant la Ligue des Champions face au Partizan, en 2010 ? Avec ces fameux penaltys à Bruxelles ? Savez-vous que j’étais ramasseur de ballons au match aller ? J’ai lancé des ballons à Proto, Suarez et Gillet. Parfois, je traînais un peu pour les énerver. Cette élimination, ils m’en ont parlé quand je suis venu à Bruxelles."