Il est attaquant, il est Serbe et le voilà à Anderlecht. Mais ne faites pas d’Aleksandar Mitrovic (19 ans) le nouveau Milan Jovanovic. Le garçon serait plutôt du genre Dieumerci Mbokani. Pour ses qualités techniques et physiques sur un terrain et pour son absolue décontraction en dehors. Transfert le plus cher de la riche histoire anderlechtoise, le joueur n’a montré aucun signe de stress hier lors de sa présentation officielle, réalisée en serbe car il ne maîtrise pratiquement pas l’anglais. Avant d’être Mitrogoal, il sera d’abord Mitro Cool.

Vous avez signé en Belgique alors que vous êtiez convoité par des clubs de championnats plus huppés. Pourquoi ?  

"Je suis venu ici car Anderlecht est le plus grand club de Belgique et qu’il a la réputation de rendre les jeunes joueurs encore meilleurs."

Anderlecht a dépensé cinq millions d’€ pour vous. Ce n’était jamais arrivé en 105 ans d’histoire. Cela vous met une sacrée pression.  

"Non, non, ce n’est pas un souci."  

Et vous devrez faire oublier Mbokani.  

"C’est un super attaquant mais je suis conscient de mes qualités. Donc ça ne me stresse pas."  

Parlons de vos qualités. Avez-vous un modèle, un attaquant à qui vous voudriez ressembler ?  

"Oui, Didier Drogba. C’est l’archétype de l’attaquant moderne qui sait tout faire. Et ma deuxième idole, c’est évidemment Nenad Jestrovic, mon agent (rires)."  

Nenad Jestrovic ne ratait jamais ses penalties. Savez-vous que c’est un problème ici ?

"Je ne savais pas mais j’ai demandé au coach si je pouvais les tirer. Avec Jestrovic, j’ai un super coach.

John van den Brom intervient : "Et de toute manière, j’ai exigé qu’il les tire (rires) !"

Avec Luka Milivojevic, vous aurez un compatriote dans le vestiaire. Le connaissez-vous bien ?  

"Je lui ai téléphoné quand il est arrivé à Anderlecht. Il m’a dit que sa première impression était excellente et qu’il avait l’impression d’être chez lui. Il m’a encouragé à venir."  

Vous êtes tous les deux internationaux et vous aviez affronté la Belgique en juin dernier. Un match compliqué pour vous, non ?  

"J’étais tombé face à de très grands défenseurs. Avec vos Diables, j’ai compris que je devais encore bosser pour arriver au top-niveau. Et c’est ce que je compte faire en Belgique. Ça m’a ouvert les yeux."  

Mais vous devrez encore un peu patienter puisque vous devrez encore jouer avec le Partizan jusqu’au 29 août. Embêtant ?  

"Non, les deux clubs ont trouvé un arrangement de cette manière. Le plus important, c’est que le transfert soit fait."