À l’entraînement, on n’entend pratiquement que lui. La voix grave et l’accent batave de Bram Nuytinck résonnent à travers les montagnes alpestres qui entourent le terrain d’entraînement de Villach.

Le défenseur aime mettre l’ambiance, rigoler et chambrer. "Je n’ai eu que trois semaines de congé, mais le ballon commençait déjà à me manquer. J’étais heureux de retrouver mes équipiers et j’aime le montrer", indique-t-il.

Des équipiers qui ont pas mal changé quand même. Les cadres ont été remplacés par des jeunes. À cinq jours de la Supercoupe, les renforts ne sont toujours pas là. Bram Nuytinck assure pourtant ne pas s’en inquiéter. "Je savais qu’on allait perdre nos vedettes après une si bonne saison, mais je veux rassurer tout le monde : nous aurons du renfort, nous jouerons encore du beau football et nous serons à nouveau favoris pour le titre."

Le Néerlandais est parfait dans le rôle du VRP. Rien ne semble ébranler son optimisme. Il faut dire qu’il a pris de bonnes résolutions durant ses vacances. "Je me suis fixé trois objectifs personnels pour cette saison", précise-t-il. "Je veux devenir un leader dans le vestiaire, mieux jouer au foot encore et, si possible, marquer quelques buts et apprendre le français. Je ne serai pas parfait bilingue dans quelques mois, mais je veux pouvoir me débrouiller afin de discuter avec tout le monde au club."

La langue de Molière pourrait aussi l’aider dans son complémentarité avec Cheikhou Kouyaté. À moins que le Sénégalais ne parte avant que Nuytinck ne sache compter jusqu’à 10 en français... "Je sais qu’il est courtisé. J’aimerais vraiment qu’il rester. Kashia comme successeur ? Je connais bien le capitaine de Vitesse. C’est un très bon défenseur qui ne fait jamais un mauvais match. Il est très régulier et possède pas mal d’expérience à 26 ans."

Bram Nuytinck a aussi son avis sur Pelé Mboyo, adversaire direct la saison passée et probable futur équipier.

"C’est un excellent attaquant et un super joueur, mais je laisse Herman Van Holsbeeck faire son travail. Mboyo est-il le meilleur avant que je me sois coltiné en Belgique ? Je pense que Bacca était encore un peu au-dessus, vraiment très fort."