Ivan Obradovic a ouvert son compteur perso: "Je dois payer la pizza à tout le monde".

Il fait dos au public anderlechtois mais sait déjà où il veut aller célébrer son but. Comme si Ivan Obradovic avait mis le pilot automatique pour rejoindre Nicolas Frutos.

Le Serbe a foncé vers le T3 et lui est tombé dans les bras. Et ce, pour deux raisons : "Il m’avait prévenu que Thomas Kaminski, le gardien de Courtrai, anticipait fort les centres et avançait d’un ou deux mètres dans le terrain. Il y avait donc la place pour frapper. Puis, j’ai beaucoup travaillé individuellement avec lui. Ce moment était plein d’émotion pour nous deux."

Pour René Weiler, qui lui a pourtant lancé plusieurs Ivan, Ivan, après son but, il s’est contenté d’une tape dans la main. Un geste moins conséquent mais classe de la part d’un joueur qui a longtemps été laissé de côté. "Je pense en termes d’équipe et je ne suis pas du style à penser qu’il ne m’a pas fait jouer il y a trois mois."

Ce premier but sous les couleurs anderlechtoises n’était clairement pas le plus compliqué de sa carrière. "J’ai tout de même hésité", avouait-il. "Je ne voulais surtout pas perdre le ballon. En levant la tête, j’ai vu qu’il n’y avait que Teo dans le rectangle, j’ai donc décidé de tenter le coup."

Et qui dit premier but à Anderlecht dit cadeau… pour le reste de l’équipe. "Je dois payer la pizza à tout le monde cette semaine. Mais ça ne me dérange pas, je sais que les gars en ont envie donc je le ferai, c’est clair. Et c’est la règle donc je vais la respecter."