Sur une voie de garage à Anderlecht, le défenseur central des Mauve et Blanc a rejoint Charleroi, en prêt mais sans option d'achat, cet hiver, afin de trouver du temps de jeu.

Et dans l'effectif de Karim Belhocine, le Bosnien se sent bien. Bien mieux qu'à Anderlecht, vraisemblablement. A en croire ses confidences auprès de nos confrères du Het Laatste Nieuws, il n'était pas heureux à Saint-Guidon.

"Je suis reconnaissant envers Charleroi d’être venu me chercher à Anderlecht. Je veux rendre la confiance octroyée par le club. Et pourquoi pas être encore prêté ici la saison prochaine", lance-t-il. "Je n’ai plus d’avenir à Anderlecht, tranche l’ancien de l’AEK avant d’ajouter. Si c’était à refaire, jamais je ne signe à Anderlecht."

L'ancien joueur de l'AEK Athènes n'a pas apprécié le traitement qui lui a été réservé cet été. "Je suis revenu l’été dernier avec la promesse d’avoir du temps de jeu", se souvient-il. "Mais lorsque la saison a débuté, je n’étais pas repris. Suite à la blessure de Cobbaut, j’ai enfin pu jouer. Je sentais que ce ne serait que temporaire. Je dois avouer que je n’étais pas au top sur le terrain mais je n’étais pas plus mauvais que les autres", confie-t-il.

"Même si Anderlecht me dégrade chez les U12, je reste"

Après son prêt de six mois, Vranjes retrouvera Kompany à Anderlecht. Il lui reste d'ailleurs un an de contrat auprès du Sporting bruxellois. Et pour lui, pas question de baisser son salaire pour changer d'air. "Je vais être honnête : mon salaire est un argument pour rester", affirme-t-il. "Même si Anderlecht me dégrade chez les U12, je reste. Les Bosniens sont du genre obstiné", avoue Vranjes. "Mon salaire est un problème. L’été dernier, de nombreux clubs étaient intéressés et en janvier il y avait des discussions avec l’AEK Athènes mais il y avait toujours la même conclusion : impossible pour ces clubs de s’aligner sur mon salaire anderlecthois".

Reste à voir maintenant si Anderlecht trouvera une solution pour son défenseur sulfureux.