À Bruges, Youri Tielemans n’a raté que le troisième penalty de sa carrière mais il coûte cher : "Il va réagir", affirment cependant ses équipiers.

En zone mixte sur la route qui le menait du vestiaire au car, Youri Tielemans n’a pas eu un regard pour les journalistes qui tentaient de l’arrêter pour une réaction. Casque sur les oreilles, il n’a pas bronché.

On peut comprendre une certaine déception chez le Diable. Il avait probablement un tout autre scénario pour son dernier Topper avant un transfert lucratif à Monaco. Il aurait pu être le héros en convertissant le penalty dans le match du titre comme Guillaume Gillet l’avait fait face à ces mêmes Brugeois en 2012 mais il s’est planté.

Ce 3e penalty loupé en 17 tentatives (soit 82 % de réussite) depuis le début de sa carrière professionnelle (après Malines la saison passée et Saint-Trond il y a quelques semaines où il avait récupéré le ballon derrière et quand même marqué) est clairement celui qui coûte le plus cher.

"Youri était très déçu car il aurait pu finir ce match et cette longue saison", expliquait Ivan Obradovic. "Il est jeune et va apprendre. Il nous a apporté beaucoup de points cette saison et personne n’est fâché. On lui a parlé mais sans trop l’ennuyer."

Une liste de trois tireurs potentiels existe au RSCA. "Et Youri est en tête de cette liste, devant Teo et moi", précisait Sofiane Hanni. "C’était logique qu’il tire. Il est très déçu mais c’est un compétiteur qui veut faire un gros match jeudi."

René Weiler est également convaincu de la force de caractère de son vice-capitaine. "Il a vingt ans et il a pris ses responsabilités. De temps en temps, ça arrive de rater. Mentalement, Youri est très fort et je ne doute pas de sa réaction dans les prochaines rencontres."

Il pourra le faire dès jeudi à Charleroi, là où il avait inscrit (lors de la séance de tirs au but en Coupe de Belgique) l’un de ses huit penalties marqués cette saison.