Polak : "Bruges est favori : allons au combat !"

Anderlecht

Propos recueillis par Yves Taildeman

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Malgré son retard, Jan Polak se dit prêt pour le choc : "Je n'ai pas d'excuse : il faut être à 100 % au Club"


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ANDERLECHT Jelle Van Damme manquera cruellement, à Bruges, mais Anderlecht récupère Jan Polak, qui s'était déchiré un muscle au Standard, le 19 septembre.

La question capitale : êtes-vous à 100 %, Jan ?

"Ce n'est pas évident, après six semaines d'absence. Je m'en suis aperçu contre Tournai. Mais je ne cherche pas d'excuse : je dois être 100 %, parce qu'on joue à Bruges. Si on n'est pas prêt pour ce match, il ne faut pas le jouer. Avec tout le respect que j'ai pour Courtrai, par exemple : un match à Bruges est plus important."

Vous avez dû vous ronger les ongles ces dernières semaines.

"Le football, c'est ma vie. Mais mon corps a peut-être voulu me donner comme signal qu'il me fallait du repos. Je suis rentré en Tchéquie pendant douze jours pour me faire soigner. D'abord par le médecin de l'équipe nationale, puis dans un centre de revalidation près de ma maison. Pour mon moral, c'était mieux d'être en Tchéquie."

Vous n'avez pas vu - à Zulte-Waregem, par exemple - qu'Anderlecht dépend fort de Polak.

"Si, j'ai vu le match à la télé là-bas. C'est trop facile de dire cela. Avec moi, on a aussi perdu contre Zulte et au Standard."

Vu le malaise, vous signez pour un point à Bruges ?

"Ce ne serait pas mal. Bruges est favori, a la confiance et joue chez soi. Commençons prudemment ce match. Si on prend confiance après vingt minutes, on peut viser plus haut. Anderlecht peut gagner partout. Le match se gagnera dans les duels. On sait que poussé par son public, Bruges va mettre le pied. À nous d'aller au combat et de faire la même chose."

Vous n'avez toujours pas digéré le petit pont que Van Heerden vous a fait avant d'amener le 1-0 de Sterchele, il y a un an...

"Ce n'était quand même pas un petit pont ? Il avait déjà éliminé deux ou trois de mes coéquipiers avant de me rencontrer au bord du grand rectangle. J'aurais peut-être dû commettre une faute professionnelle, mais c'était dangereux, si près des seize mètres."

Cette fois, qui est leur joueur le plus dangereux ?

"Je me méfie de Joseph Akpala. Il est capable de concrétiser n'importe quelle occasion. Mais le danger peut venir de toute leur équipe. On devra rester concentré pendant nonante minutes. Pas pendant quarante-cinq comme la saison passée. Moi aussi, j'avais sombré après le repos. Nous sommes dans l'obligation de rentrer à Anderlecht avec quelque chose pour rester dans le peloton de tête à la trêve hivernale."



© La Dernière Heure 2008

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