Frutos a d’abord entraîné les jeunes et les a ensuite fait jouer comme Westerlo !

Nicolas Frutos a d’emblée fait forte impression lors de son premier entraînement. Il a mis l’accent sur l’aspect tactique et a trouvé une formule intéressante et surprenante pour préparer le match à Westerlo. Un récit de sa matinée chargée.

09h. Dix joueurs des U21 d’Emilio Ferrera sont attendus sur le terrain. Leur entraîneur : Nicolas Frutos, qui vient d’être nommé T1 la veille. Frutos leur explique comment joue… l’équipe A de Westerlo et ils font quelques exercices en partant du même schéma tactique que les Campinois.

10h. Le noyau A monte sur le terrain, mais les jeunes ne quittent pas la pelouse. Frutos explique le but de l’entraînement : les U21 servent de sparring-partners. Pendant une petite heure, ils vont jouer à la Westerlo. À l’équipe A de trouver des solutions.

Weiler, lui , ne tenait pas vraiment compte des U21. Aucun jeune n’a fait le pas vers le noyau A dans le courant de la saison. Enfin, des jeunes comme Daan Foulon voient des perspectives de percer.

Tiens, est-ce que Frutos imite un entraîneur en particulier ? "Lors de ma carrière, je piquais déjà des idées d’autres joueurs", souffle le principal intéressé. "Je fais la même chose en tant qu’entraîneur. Tous les entraîneurs m’inspirent, mais il n’y en a pas un seul qui a inventé le foot. Je pique des idées, et j’ajoute mon propre cachet."

Il n’y a pas plus maniaque que Frutos. "J’adore le foot, c’est ma vie", dit-il. "Je regarde huit, neuf ou dix matches par weekend, et je les analyse tous."


Pablo Morchon dans le staff de Frutos, situation bizarre avec Binggeli - Sesa

Frutos va renforcer son staff avec Pablo Morchon, un préparateur physique argentin. Morchon a déjà travaillé à Anderlecht. En juillet 2016, il avait rejoint Frutos et les U21. Mais entre-temps, il était retourné en Argentine.

Les adjoints de Frutos sont toujours les Suisses Thomas Binggeli et David Sesa. La situation est un peu particulière, vu que Binggeli et Sesa sont des lieutenants de Weiler. Quand Weiler était en fonction, les deux étaient - à la demande du T1 - clairement au-dessus de Frutos dans la hiérarchie.

Si Binggeli et Sesa avaient directement démissionné avec Weiler, ils n’auraient pas eu droit à une prime de départ. À terme, Anderlecht et les deux devraient trouver une solution financière, comme le club a fait avec Weiler.