Cela fait déjà quelques saisons qu’il est l’Anderlechtois le plus régulier. Mais maintenant, Silvio Proto se mêle même au classement des passeurs, avec ses deux assists en deux semaines. Quels sont ses secrets ? On l’a demandé à Barbara, depuis 2006 son épouse.

Barbara, est-ce que vous avez déjà vu votre mari être aussi décisif que ces derniers temps ?

“Il a toujours été bon. Mais au niveau régularité et maturité, il a beaucoup évolué. Il a atteint l’âge d’or pour un gardien (NdlR : trente ans), et cela se voit.”

N’est-il pas moins nerveux dans son but ?

“Il reste nerveux, et il ne faut pas lui enlever cette caractéristique. Cela lui permet d’être explosif, comme sur le coup franc dévié à Beveren. Je crois surtout qu’il est devenu plus serein et moins impulsif.”

Surtout envers le public. Il a rigolé quand le public de Beveren a scandé le nom de Courtois.

“On en a beaucoup parlé à deux. Cela l’a aidé à prendre de la distance par rapport à des chants pareils, qui ne sont pas méchants. Quand les chants sont plus violents, c’est parfois plus difficile...”

On entend qu’il n’y a pas plus professionnel que lui…

“À la maison, on prépare les matches de la même façon. La veille, on n’invite pas d’amis, on ne va pas au restaurant, ni au cinéma...”

Vous parle-t-il souvent de foot ?

“Cinq à dix minutes après un match, c’est tout. Après une victoire ou après une défaite. Puis, il oublie le foot. Depuis la naissance de nos fils – Kenzo a six ans et Teo en a quatre –, il parvient à relativiser le foot.”

Silvio est-il quelqu’un de maniaque au niveau alimentaire ?

“Je me suis bien renseignée au niveau nutrition. Je ne cuis pas avec du beurre mais avec du soja. Je grille de la viande avec de l’huile d’olive. Des frites, il n’en mange qu’en vacances. On n’a même pas de friteuse. On mange des spaghetti bolognaises, mais la sauce n’est pas grasse. On ne met pas de sauce ni de vin sur la table. Il ne boit pas d’alcool. Ou exceptionnellement une coupe de champagne quand on a de la visite.”

Et au niveau sommeil ?

“On suit le rythme des enfants ! À 20 h 30, les volets sont déjà fermés, et on va voir un film en haut. Il sort une fois par an : quand Anderlecht fête son titre.” (rires)

Se détend-il en pratiquant d’autres sports ?

“Pendant la saison : non. On joue un peu au tennis pendant les vacances, mais il a surtout besoin de repos. La pêche, par contre, il en fait de temps en temps. Sauf cette année, parce que la construction de notre maison a pris tout son temps.”

Et les enfants ?

“Oui, ils l’adorent. Ils rigolent toujours de ses facéties. Je ne vais pas dire que je suis celle qui est sévère dans la maison, mais quand même… Toutefois, on prend aussi du temps pour nous deux. Après notre magnifique voyage en famille en République Dominicaine, on a été une petite semaine à Marbella, en amoureux…”