Vingt-quatre buts inscrits en six matches de préparation et seulement trois encaissés. Un bilan qui montre bien la facilité anderlechtoise jusqu’à présent. Et donc le quasi chômage technique auquel sont réduits les gardiens. Silvio Proto, qui a gardé ses filets inviolés jusqu’à présent, se sent tout de même prêt pour la nouvelle saison.

Ces rencontres face aux petites équipes où vous n’avez pratiquement rien à faire sont-elles utiles pour un gardien ?  

"C’est un peu pareil dans la majorité des matches en championnat, non? (rires) Plus sérieusement, c’est utile. On travaille surtout aux entraînements, mais ces rencontres permettent de reprendre ses repères sur le terrain. Et puis on aura quand même deux vrais tests avant la compétition : Hambourg puis Genk en Supercoupe."  

Estimez-vous que l’équipe est prête actuellement ?  

"Je me dis surtout que le mercato est encore long et je ne me tracasse pas. Ce n’est pas à nous de juger le travail de la direction et surtout pas maintenant."  

Reste que Bruges et surtout le Standard se renforcent bien plus et bien plus vite.  

"C’était le cas aussi l’an passé, mais c’est Anderlecht qui a été champion."  

Sauf qu’Anderlecht a cette fois perdu de nombreux cadres.  

"C’est sûr. On a besoin de remplacer les titulaires qui sont partis, mais je ne m’inquiète pas encore."  

Et le brassard de capitaine vous inquiète-t-il ? John van den Brom semble préférer un joueur de champ pour ce rôle.

"J’estime que je mérite de devenir le nouveau capitaine. C’est aussi le sentiment de pas mal de gars dans le vestiaire. Maintenant, un brassard ne se réclame pas, il se reçoit. Je serai l’homme le plus heureux du monde si je l’obtiens. Si le coach préfère le donner à un joueur de champ, je ne dirai rien car l’équipe est plus importante que ma petite personne. Ce brassard serait en tout cas une immense fierté pour moi."  

Comment est l’ambiance avec vos deux autres collègues gardiens ? Kaminski et Roef aimeraient jouer et donc partir.  

"J’ai envie de dire que ce n’est pas mon problème. Ils ont fait un choix de carrière et ils doivent l’assumer."  

Que leur conseillez-vous ?  

"C’est leur carrière, ils doivent la gérer. Moi, quand j’étais bloqué, j’étais parti, mais la concurrence était encore plus féroce à l’époque."