Tomasz Radzinski a savouré à fond les retrouvailles avec Jan Koller et les autres.

L’UEFA n’autorise pas qu’un club mette des personnes à l’honneur avant le coup d’envoi d’un match européen, mais elles étaient bel et bien là, les anciennes gloires de 2000. Et comparé à la réunion de mardi, Tomasz Radzinski - l’auteur des deux buts lors du 2-1 contre Manchester du 24 octobre 2000 - était également présent.

Comment était la soirée, Tomasz ?

"L’initiative était superbe. J’ai vraiment ressenti la même chose qu’il y a 16 ans. On a passé des moments formidables. Et maintenant, j’en suis sûr à 100 % : c’est grâce à cet esprit d’équipe qu’on a fait des exploits à l’époque."

Expliquez-vous.

"On a tous des obligations familiales ou professionnelles, certains gars habitent à l’étranger. Mais tout le monde était là. On a quitté le stade à 00 h 45 et on est sortis jusqu’à 3 heures. Comme avant. Voilà notre secret."

Vous avez revu Jan Koller, votre collègue d‘attaque.

"Des gars comme Dheedene, De Boeck, Vanderhaeghe ou Goor, je les vois de temps en temps. Un De Wilde et Stoica, qui est toujours aussi timide qu’avant, je ne les avais plus vus depuis longtemps. Mais Jan… C’était si spécial de le revoir. Vu qu’il habite Monaco, il parle enfin une langue que je maîtrise aussi. On a enfin pu se dire autre chose que ‘oui’et ‘non’. Et on a pu parler d’autre chose que du foot."

Qu’avez-vous trouvé d’Anderlecht ?

"Aucune idée. On avait des places derrière le but, à côté des VIPs de Manchester. On devient vieux, on ne voit plus si bien. Et les buts ont été marqués de l’autre côté… (Rires) Mettez-le dans votre article . (NdlR : Vu le nombre réduit de places et vu que l’UEFA dispose de centaines de places VIP, Anderlecht a eu toutes les peines du monde à trouver des places pour ses légendes. )"

Croyez-vous à la qualification ?

"Je leur donnais 50 % de chances de gagner le match aller. Sur deux matchs, les chances d’Anderlecht sont réduites. Mais j’ai vu un Manchester très moyen. J’espère que les Anderlechtois ne seront pas trop impressionnés par les 85.000. Je me souviens du bruit assourdissant après le 1-0 à Old Trafford, en 2000. Pour le reste, je préfère oublier ce 5-1... Un miracle est possible, la semaine prochaine. Je l’espère. Ça nous permettrait de revenir pour les demi-finales. À de bonnes places (Rires). "

On ne vous a plus vu dans le foot, après avoir été directeur technique au Lierse ?

"Je suis conseiller des joueurs du bureau de management Atticus (NdlR : qui a notamment Jason Denayer dans son portefeuille) . Je veux éviter qu’ils fassent les mêmes erreurs que moi… (Rires) "