Tous les regards étaient évidemment braqués sur les Refaelov, vu la visite de l’ex-club de Lior. Une caméra suivait son épouse et les enfants partout dans les tribunes, le père était sous le feu des projecteurs sur le terrain. Et il n’a pas déçu.

Pourtant, Birger Verstraete ne l’a pas raté en début de match. Rafa a failli perdre son calme. "Je connais l’Antwerp et je connais Birger", expliquait-il après le match. "Dès le coup d’envoi, je sentais qu’il me suivait partout. Je savais qu’il allait me tacler. C’est plus de l’anti-football que du football, mais bon. Ça ne me surprend pas."

Refaelov n’a pas perdu ses moyens et était l’homme du pré-assist sur le 1-0. "Dommage qu’on n’ait pas inscrit le 2-0. Cela fait toute la saison qu’on se complique la vie en oubliant d’alourdir le score."

Mais Anderlecht a fini par gagner, grâce à la jolie passe de Rafa vers Kouamé, suivie par son penalty botté de façon imparable. "Je me disais que Butez pensait que je botterais au milieu du but. Je suis content d’avoir décidé de frapper dans le coin droit. Le moment auquel j’ai fait ce choix ? Quand l’arbitre a sifflé."

Selon Refaelov, les trois points étaient amplement mérités. "La meilleure équipe a gagné dans une ambiance formidable. Je me suis amusé sur le terrain. C’est pour jouer des matchs pareils qu’on travaille pendant toute une saison."

La conclusion : la porte des playoffs 1 est grande ouverte pour Anderlecht. Refaelov : "Que l’Antwerp et Gand se battent pour le dernier ticket."