Le Serbe du RSCA fait la pub de son ancien club et de sa ville : “Aucune ville n’a l’âme de Belgrade”


ANDERLECHT Le RSCA a dans ses rangs un Monsieur Partizan : Nemanja Rnic y a joué de ses 8 à ses 23 ans. “C’est ma deuxième maison”, dit-il.

Il fait très chaud à Belgrade.
“En hiver, il y fait très froid et en été très chaud. Et il y fait humide. Les membres de ma famille me disaient qu’il y fait étouffant. Ils savent difficilement respirer. Mais ce n’est pas une excuse.”

Il fait encore plus chaud autour du terrain.
“Oui. Le public est très enthousiaste. Surtout le kop de la partie sud du stade, qui sert de chef d’orchestre. Pendant tout le match, il se charge de l’ambiance en chantant et en frappant dans les mains.”

Le public est-il raciste ?
“Non, je ne le pense pas. Il va siffler les adversaires, mais pas en raison de leur couleur de peau. Il y a aussi des joueurs d’une autre origine au Partizan.”

Vont-ils lancer des fumigènes ?
“Ils savent que l’UEFA est très sévère, mais ils s’en fichent. C’est fort possible. Quand nous jouions contre l’Étoile Rouge, c’était la guerre autour du terrain. Et sur le terrain, c’était une bataille.”

Il y a eu un mort contre Toulouse et le Partizan a été disqualifié après des problèmes contre Mostar
“Le pays a condamné les quelques fous qui ont tué ce fan de Toulouse. En ce qui concerne Mostar, j’ai joué ce match. Les incidents étaient liés à la guerre. Mostar est un club bosniaque. Ce sont ses fans qui ont commencé à jeter des pierres vers nos fans et vers notre banc. Les supporters d’Anderlecht ne doivent pas avoir peur. Que du contraire : ils vont réaliser que Belgrade est une ville extraordinaire. Aucune ville n’a une âme comme elle.”

Mais l’Étoile Rouge est le club numéro 1…
“(Sans hésiter) Non ! C’est le Partizan qui a remporté les trois derniers titres !”

Étiez-vous dans le kop en étant jeune ?
“Oui, mais j’ai surtout suivi des matches en tant que ramasseur de ballons. Cette ambiance, je ne l’oublierai jamais.”

Interview > Yves Taildeman

© La Dernière Heure 2010