Fan du Tour de France depuis très longtemps, Roger et son épouse Kiki Vanden Stock étaient présents sur le Col de la Loze ce mercredi. A cette occasion, l'ancien président a répondu aux questions de Sporza à propos de son Sporting. "Est-ce que le mot Anderlecht revient encore souvent dans ma bouche? On en parle de moins en moins" avoue le fils de Constant. "Je suis encore les matchs et je suis content quand ils gagnent. D'ailleurs ils jouent souvent bien en ce moment."

Cependant, Kiki ne peut cacher une certaine amertume du couple par rapport au déclassement du club bruxellois. "Cela fait mal de voir que le club s'est détérioré en une période si courte..." affirme-t-elle.

Depuis deux ans, le club a pris un virage à 180° et offre les pleins pouvoirs à Vincent Kompany. L'ancien Diable rouge n'a cessé depuis de marteler que son "process" était le bon pour remonter le club bruxellois. Pour le retraité de 78 ans, la mayonnaise ne prend pas encore et est plutôt sceptique. "J’espère qu’ils ont raison mais je pense qu’ils ont tort. Ils parlent des jeunes joueurs et ils sont fantastiques à Anderlecht mais les dirigeants les laissent partir. J’espère que les Doku, Verschaeren et Dimata vont rester au moins pendant cinq saisons mais je n’y crois pas."

Si Kompany et Vandenhaute affirment haut et fort croire au potentiel des jeunes joueurs, Roger lui n'y voit que le profit. "C’est de plus en plus du business et cela me dérange" relate-t-il à nos confrères flamands. Kiki enfonce le clou dans la foulée. "Quand on voit tout l’argent qui est présent, on ne peut plus parler de hobby. Cela a toujours été un hobby pour nous. C’est devenu un business. Les gens ne nous croient pas mais nous n’avons jamais rien eu d’Anderlecht. On a toujours roulé avec notre propre voiture et téléphoné avec notre téléphone."

Le président du RSCA entre 1996 et 2018 conclut cette entrevue: "On était sans doute moins professionnel qu’aujourd’hui et sans doute pas assez professionnel mais cela ne fonctionnait pas si mal au niveau des résultats."