Alexis Saelemaekers a évoqué son transfert à Milan, Kompany et Ibrahimovic à la RTBF.

Après ses premières minutes avec Milan dimanche, Alexis Saelemaekers est rentré une journée en Belgique. Il repartira en Italie ce mardi où il sera officiellement présenté à la presse dans l’après-midi. Il a profité de son passage chez nous pour expliquer son départ du Sporting sur le plateau de La Tribune à la RTBF. Morceaux choisis.

Ses débuts : “Un moment historique, un peu stressant au début. Surtout que le coach m’a donné toutes les consignes en italien et que je n’ai pas bien compris. Pour être honnête, je ne savais même pas à quelle place je devais jouer (rires). En voyant qui sortait, j’ai su que j’étais back droit, très offensif vu que Vérone était à dix. Mon but est maintenant d’essayer d’être titulaire le plus vite possible. Le week-end prochain, c’est le derby contre l’Inter. Romelu Lukaku m’a déjà contacté pour me dire qu’on allait se voir. Il veut me montrer les bons endroits de la ville (sourire).”

Son transfert : “Mon agent a parlé avec la direction d’Anderlecht il y a deux-trois semaines mais il n’y avait rien du tout à ce moment-là. Puis le départ de Suso à Milan a actionné l’engrenage. Les Italiens ont contacté mon agent en urgence. Tout s’est fait en une journée. La veille, les premières rumeurs commençaient à sortir mais je ne savais encore rien. J’ai vu que beaucoup de supporters commençaient à me suivre sur les réseaux sociaux. J’étais surpris. J’ai tapé mon nom sur internet et j’ai vu tous les articles de journaux qui m’annonçaient là-bas.”

Sa nouvelle vie : “Il y a eu beaucoup d’émotions dans ma famille quand tout a été signé. Voir ma mère pleurer à mes côtés, ça m’a beaucoup touché. On a vécu tout ça en famille. Elle est un peu triste de me voir partir mais elle me laisse vivre mon rêve. Je vais essayer de vite trouver mon appartement, un endroit pour être vite au centre d’entraînement. On n’est déjà pas d’accord avec mes parents sur le lieu, ça commence bien (sourire). Je ne réalise pas encore vraiment, tout a été si vite. Une grosse part de moi reste à Bruxelles pour le moment.”

Sa relation avec Kompany : “Ce n’était pas au niveau de mes qualités qu’il y avait un problème, plutôt sur ma position. Lui me voyait comme ailier, il trouvait que je n’avais pas les qualités nécessaires pour être défenseur, surtout vu la tactique. Il voulait que je m’amène ma fraîcheur devant et j’ai dû travailler pour concurrence les autres à ces positions. D’où les premiers matches sur le banc ou en tribune.”

Les rencontres à Milan : “Boban (Ndlr : directeur du football de l’AC Milan) m’a appelé la veille en me disant qu’il avait besoin de moi. Ce transfert lui tenait à cœur. Au téléphone, on ne ressent pas encore l’émotion mais en arrivant, Boban m’a pris dans ses bras, Maldini (directeur sportif) aussi. On se sent directement apprécié et on n’a plus aucun doute sur son choix.”

La percée de Colassin : “Il a toujours travaillé pour ça. Je n’avais jamais vu un attaquant qui courait autant. Son but est splendide et montre que les jeunes osent prendre leurs responsabilités.”

Sa rencontre avec Ibrahimovic : “On ressent tout de suite sa présence, il a énormément de charisme. On ne peut pas le rater, tant par sa taille que par sa personnalité. Ça fait quelque chose de tomber sur lui quand même.”

Evenepoel au Giro : “Je n’avais jamais vu ça, il était au-dessus de tout le monde dans les tests physiques quand il était à Anderlecht. Je le croiserai peut-être lors du prochain Tour d’Italie, même si je ne connais rien en cyclisme.”