Anderlecht Samir Nasri pense qu’Anderlecht va réussir à passer un cap dans le jeu.

"Ce qui s’est passé après la première mi-temps ? La deuxième." (rires) Samir Nasri a un fameux sens de l’humour, ce qui n’entache pas son match sérieux.

"Même si mon but ne sert à rien", souffle-t-il. "J’aurais d’ailleurs dû en marquer un deuxième."

Votre niveau a augmenté au fil des matchs. Comment l’expliquez-vous ?

"Je n’ai plus joué un match complet depuis très longtemps et je n’avais plus de rythme. Aujourd’hui, je me sens de mieux en mieux. J’ai plus de jus qu’avant."

Vous deviez tirer le penalty. Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?

"Je devais le prendre. Michel (Vlap) m’a demandé le ballon. J’ai voulu le remettre en confiance et l’ai donc laissé frapper. Je ne suis pas là pour mes stats. Je préfère gagner."

Comment expliquez-vous les mauvais résultats ?

"Selon moi, il s’agit d’une perte de confiance. C’est plus un souci mental que technique. On a les occasions, on mène, on revient puis on s’effondre sur des détails."

N’y a-t-il pas aussi un souci physique ?

"Le physique n’explique rien du tout. C’est un problème mental. On a les jambes mais on n’a pas eu de résultats ces derniers matchs. Le groupe doute donc plus facilement."

N’est-ce pas votre rôle d’encadrer les jeunes ?

"Je prends mes responsabilités. Je suis prêt à endosser toutes les erreurs si ça peut faire évoluer les jeunes. Vous pouvez écrire que tout est la faute de Samir Nasri, ça ne me dérangera pas. J’ai perdu des matchs et j’en perdrai encore mais on a des jeunes qui progressent. Ne vous inquiétez pas, j’ai confiance, ça va fonctionner."

Dans quelle direction devez-vous aller ?

"Genk arrive rapidement. On doit gagner au plus vite pour s’acheter du temps. Les gros morceaux arrivent et il faut être prêt. Les erreurs commises vont se payer cash contre eux."