Sels sur le banc, Kums et les nouveaux en tribune : René Weiler a défendu toutes ses décisions face à la presse.

René Weiler a soufflé un grand coup vendredi soir quand Monsieur Laforge a sifflé la fin du match. "Je savais que si on mettait le 2-2, on gagnerait le match. Mes joueurs étaient fâchés par le résultat à la mi-temps et ils ont affiché la bonne mentalité en seconde période" , se félicitait-il.

Un Boeckx décisif pour éviter le 1-3 puis un Teodorczyk qui offre la victoire in extremis : n’avez-vous pas eu l’impression d’être de retour en 2016 ?

"Je me dis surtout qu’on a mérité d’inscrire ce troisième but et que Teo a mérité d’en être l’auteur. Il s’est bien battu tout le match."

Vous pensez que le Teo de l’an passé est petit à petit de retour ?

"Il était bon mais il n’y a pas que lui qui a bien joué. On pourrait aussi parler du très bon centre de Stanciu sur le troisième but. Tout le monde a eu la bonne réaction."

Vous avez choisi d’aligner 10 joueurs qui étaient déjà là l’an passé au coup d’envoi. Ce n’est quand même pas un hasard.

"Un coach est là pour faire des choix. Mes décisions, je les prends en fonction de ce que je vois toute la semaine. Parfois, on ne comprend pas ces décisions à l’extérieur mais moi, je sais qu’elles sont justes. Et même si on avait perdu le match, je serais resté convaincu d’avoir fait les bons choix."

Pourquoi Kums et Sels sont sortis de l’équipe ?

"Je ne veux pas expliquer tous mes choix en détail. On ressent parfois des choses. Par exemple, je n’avais pas oublié les bons matches de Boeckx l’an passé. Mais ça ne veut pas dire que Sels ne jouera plus. C’est d’ailleurs lui qui jouera mardi au Bayern. J’ai besoin de deux bons gardiens."

Allez-vous instaurer une tournante chez vos gardiens comme l’an passé avec Ruben qui ne jouait qu’en Coupe d’Europe ?

"C’est possible mais je ne vais pas le dire ici. Je verrai d’après le match."

Passons à Kums qui, lui, n’était même pas sur le banc. Que se passe-t-il avec lui ?

"Kums est un joueur comme un autre. Moi, je regarde les entraînements puis je choisis. Je vois le niveau de jeu mais aussi l’attitude. Dans la presse, il y a des joueurs qui sont plus protégés que d’autres. Et puis d’autres qui sont plus critiqués. Moi, je regarde avec mes yeux. Je suis objectif et honnête dans mes choix."

Beric et Josué n’étaient pas encore prêts à jouer ?

"Ils viennent juste d’arriver. Ils ont pu faire quelques entraînements avec nous mais c’était bien qu’ils puissent voir le niveau de jeu et l’ambiance du championnat belge d’abord depuis la tribune."

Parlons aussi des joueurs présents sur la pelouse : Najar a rejoué ses premières minutes depuis le mois de mars.

"Il a longtemps hésité avant de jouer. À un moment, il ne voulait pas commencer car il n’avait repris l’entraînement que depuis une semaine et ne savait pas s’il pourrait tenir le rythme. Je lui ai dit de débuter et qu’on verrait bien. À la mi-temps, il m’a dit qu’il pourrait encore tenir quinze minutes mais qu’il commençait à souffrir. Mais c’est bien qu’il soit de retour."

Un autre retour, bien plus inattendu : Deschacht.

"C’est moi qui ai décidé de prolonger son contrat. Et je l’ai gardé, ce n’est pas juste parce que c’est une légende du club et pour sa bonne mentalité dans le vestiaire. Je sais qu’il est toujours un bon footballeur et qu’il peut nous aider."

Nous l’avons élu homme du match.

"Je suis d’accord avec vous, il était l’un des meilleurs sur la pelouse."