Le match entre Charleroi et Anderlecht (1-3) était fini depuis un quart d’heure quand les fans d’Anderlecht ont commencé à scander le nom de Vincent Kompany.

Comme quoi, tout peut aller très vite dans le football. Une partie de ces mêmes supporters en voulait à Kompany après le 1-1 contre Courtrai.

"Le public d’Anderlecht en demande beaucoup", sourit Kompany. "Il ne faut pas prendre les critiques personnellement. Ça fait partie des choses qu’il faut gérer. Les fans sont toujours derrière nous. Mais parfois ils doivent faire part de ce qu’ils ressentent."

Même s’il ne l’avouera jamais, cette victoire lui a fait du bien dans une passe difficile. "Ce n’est ni un soulagement, ni une satisfaction. On doit respecter le fait d’avoir gagné. En profiter un peu et rapidement avoir la tête à Seraing (NdlR : mardi en Coupe)."

Beaucoup auront été frappés par le jeu proposé par Anderlecht. Un football basé sur de longs ballons.

"Face à un pressing en homme contre homme proposé par Charleroi, il n’y a pas d’homme libre. Je ne peux pas inventer des combinaisons. Si je joue court dans cette situation, j’aurais été critiqué. On a cherché des espaces, des mouvements. Hendrik (Van Crombrugge) a été l’homme principal de ce match. C’est logique avec un pressing inhabituel. Avec les armes qu’on avait, on a posé des problèmes et on ne s’est pas créé de problème."

La pression ne baissera pas sur les épaules du coach qui devra déjà gagner mardi contre Seraing en Coupe. "Le foot à Anderlecht, c’est gérer la pression. Les meilleurs joueurs doivent grandir avec la pression. Ça doit être une aspiration. Il faut même savourer la pression."