Spajic le sait : sans victoire ce soir, le RSCA ne pourra pas faire grand-chose au Bayern

La trêve internationale a quelque peu étouffé la crise à Anderlecht, mais le bilan est encore le même qu’après ce pénible nul à Gand. Cinq sur quinze : c’est le pire départ en 19 ans. Et trois buts de marqués après cinq matches, c’est le pire capital buts de D1, avec le Standard. Cela n’était plus arrivé en 88 ans.

Anderlecht sait comment gérer des crises, et a donc envoyé Uros Spajic à la conférence de presse de veille de match. Souriant, charmant, prudent : le Serbe a relativisé le malaise. "À Gand, on a déjà fait un pas en avant", dit-il. "J’ai revu notre solidarité. On se battait à nouveau pour l’autre, ce qui n’était pas le cas en début de saison. Maintenant, il nous reste à retrouver notre meilleure forme individuelle. Notre saison commence contre Lokeren."

La principale raison de ce mauvais départ ? Spajic pointe le mercato du doigt. "Il jouait dans les têtes de plusieurs joueurs. C’est normal, quand on ne sait pas où on va jouer."

Spajic est un des joueurs concernés. En toute fin de mercato, un club de bas de classement de Premier League a fait une offre de 10 millions pour lui. Spajic, quelque peu embêté : "Euh… Je n’ai rien à dire là-dessus. Je n’ai jamais vraiment pensé à quitter Anderlecht. Grâce à Anderlecht, j’ai retrouvé la bonne voie. J’ai hâte de jouer la Ligue des Champions."

La C1 commence déjà mardi, avec un déplacement au Bayern Münich. "Il faut qu’on retrouve vite notre meilleur niveau, parce que ces clubs ne vont pas nous attendre. Mais on doit d’abord se réveiller contre Lokeren. Sinon, on ne sait pas aller faire grand-chose à Münich. Et d’ailleurs, le championnat belge est plus important que la C1 . Cela ne servira à rien de réaliser un miracle à Münich si on ne gagne pas contre Lokeren. On a déjà dix points de retard !"

L’attaquant qui jouera ce soir aura beaucoup de pression sur les épaules. Spajic ne s’exprime pas sur sa préférence. "Harbaoui ? Je suis content qu’il soit resté. C’est un tueur dans le rectangle. Il n’a jamais parlé ou discuté quand il ne jouait pas. Beric ? Je le connais un peu de la Ligue 1, mais pas trop. C’est un mec costaud. Et Teo ? J’espère que sa machine va se remettre en marche comme la saison passée."