L’impact de l’attaquant polonais est clair : Anderlecht prend 12 % de points en moins quand il reste muet.

Jamais Lukasz Teodorczyk n’avait inscrit qu’un seul but en quatre rencontres.

Le Polonais reste sur une série de quatre buts en huit matches. Sa moyenne de 17 buts en 24 rencontres de championnat signifie qu’avant les 8 dernières rencontres, il carburait à 13 pions en 16 matches. Le constat est clair : Teodorczyk a perdu son rythme.

Qu’a-t-il à se reprocher ?

Lukasz Teodorczyk a passé deux rencontres de rang sans marquer et c’est la panique au Sporting. Il faut dire que cette situation ne s’est produite qu’à trois reprises depuis que le géant polonais a débarqué à Anderlecht.

Les chiffres sont pourtant moins bons depuis quelque temps. Anderlecht marque moins et l’attaquant n’est plus aussi tranchant dans les moments importants. Encore décisif à Gand et face à Charleroi en fin d’année, il n’a plus réussi à faire basculer un match à lui seul depuis le début de l’année civile.

Son impact dans le jeu a également changé. Trop sevré de ballons, il est venu décrocher à l’extérieur du rectangle. Résultat : il a dû jouer des duels aériens loin du but (il en a perdu 2 face à Lokeren) et il n’était pas assez présent dans la boîte.

Lors des deux derniers matches, il n’a frappé au but qu’à 6 reprises au total. Et rarement dans une position idéale.

Le problème vient-il de ses équipiers ?

Teo est loin d’être le seul fautif dans l’histoire. En fait, deux autres groupes de joueurs peuvent être pointés du doigt.

Les hommes de couloir sont les premiers à devoir se regarder dans le miroir car ils sont ceux qui doivent offrir de bons ballons à leur numéro 9. "On sait que Teo est l’un de nos atouts, mais on a clairement manqué de précision dans nos centres", analyse Leander Dendoncker.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Face au Standard, Chipciu a réussi un centre sur 8. Obradovic n’en a pas passé un en 5 tentatives. Rebelote contre Lokeren avec une légère amélioration.

Les deuxièmes à devoir revoir leur copie sont les techniciens comme Hanni, Bruno et Stanciu. Leur ratio de passes réussies est trop faible, tout comme leur nombre de dribbles réussis et de passes clés. " Teo va marquer à nouveau. On n’était juste pas assez dans le rectangle adverse", souligne Uros Spajic comme pour dire que les créateurs doivent trouver la brèche. "Il faut lui donner des occasions", appuie Sofiane Hanni.

A-t-il une vraie influence sur les résultats ?

Car si tous se réjouissaient il y a deux matches de voir les buts venir de partout, les Mauves ne se voilent pas la face. "On sait qu’il est super important pour nous", résume Sofiane Hanni. "Il a déjà débloqué pas mal de situations. On a besoin de lui."

Anderlecht prend 64 % des points quand il marque et 52 % quand ce n’est pas le cas. Les Anderlechtois n’ont pas d’autres choix que de l’alimenter et espérer qu’il retrouve le chemin du but.