Lukasz Teodorczyk parle de sa faim de buts, de son caractère à part et de son avenir.

Lukasz Teodorczyk referme la porte entre la salle des joueurs et la salle de presse en éclatant de rire. Puis, se retourne, hésite pour calmement s’asseoir derrière les micros.

La tension est palpable suite au souvenir d’une première conférence de presse compliquée. Mais ce coup-ci, Teo est plutôt détendu. Il rit et blague avec l’interprète venue traduire ses propos. "Je comprends l’anglais mais je ne le parle pas", avoue-t-il. La preuve, son pull crew neck noir est estampillé d’une phrase en polonais. "Je dormirai après ma mort."

Des mots qui définissent bien le nouveau serial killer de Pro League. "Disons que j’ai mon caractère. Je suis très exigeant, surtout envers moi-même. Si je sens que ça va moins bien, je lutte, je ne baisse jamais les bras. Je parviendrai toujours à me ressaisir."

Une phrase qui fait écho à ce qu’il a répété à maintes reprises : le travail est son leitmotiv. "C’est grâce à mes équipiers et aux entraînements que je suis là. Oui, je peux marquer de l’oreille comme l’a dit Davy Roef et j’ai la volonté d’en planter le plus possible cette saison."

Sa bonne passe actuelle n’est pas vraiment une surprise pour Teo. "Il n’y a pourtant pas de secret. Je travaille, j’écoute les conseils de Nicolas Frutos et je marque le plus possible. Au plus j’en mets au mieux je me sens et au plus je suis confiant."

Ça laisse présager encore de nombreuses défenses traumatisées par l’attaquant dont tous ont souligné la hargne. "C’est vrai qu’on parle souvent de moi comme quelqu’un d’agressif. On me voit comme une bombe. On dit que je suis le blagueur du groupe ? On dit ça mais on dit aussi que je suis un méchant… (il sourit) Ceux qui me connaissent vraiment le savent, l’image que je donne sur le terrain ne définit pas la personne que je suis au quotidien. Je ne changerai jamais."

Son fort caractère, sa discrétion presque maladive en dehors des terrains ne dérange absolument pas la direction du RSCA. Au contraire, Herman Van Holsbeeck a récemment annoncé que l’option d’achat serait levée s’il continue. "Rester à Anderlecht, j’en rêve", balance-t-il en guise de réponse. "Je suis vraiment bien ici. Je suis heureux. Aller plus haut ? Un jour, pourquoi pas."

"Cela en arrangeait certains"

Il y a peu, les médias polonais faisaient état d’une sortie de Teodorczyk en équipe nationale. Il a préféré ne pas s’épancher sur ces accusations. "Cela en arrangeait certains de sortir cet article. Moi, je m’en fiche. J’ai d’autres choses à faire. Je n’ai jamais caché ne pas trop aimer donner d’interviews car j’ai eu une mauvaise expérience avec un journaliste en Pologne. Je préfère donc ne pas trop parler."

Sa place en équipe nationale

La grave blessure d’Arkadiusz Milik va laisser un boulevard à Lukasz Teodorczyk pour s’installer en équipe nationale. Le Polonais s’est dit désolé pour son ami. "Je sais ce que c’est d’être blessé." Quant à sa place, il affirme qu’elle n’est pas assurée. "Je laisse le coach faire ses choix. Je me concentre à 100 % sur mes performances avec Anderlecht et on verra ce qui viendra par la suite."