Pourtant confiant, John van den Brom ne dévoile rien de son équipe pour le Clasico. Coup d'envoi à 18h

ANDERLECHT Après son faux départ contre Genk, Anderlecht n’a pas le choix : il est interdit de perdre au Standard. Tiens, ce même Standard est la seule équipe face à laquelle le Sporting n’a pas encore gagné cette saison. Mais John van den Brom ne perd pas son calme ni sa confiance. “On a encore tout en mains.”

La déception du 1-2, est-elle digérée ?

“Mardi, les joueurs étaient très abattus au petit-déjeuner. J’ai essayé de souligner le positif. Puisque j’étais en tribune, j’avais une bonne vue sur le terrain. J’ai constaté que pour la première fois en 2013, on avait vraiment le match en mains. À la mi-temps, je pensais que ce serait le match référence dont Herman Van Holsbeeck avait parlé. Mais on a raté nos occasions et on a pris des buts sur phases arrêtées. De façon inutile, on a relancé le championnat.”

Sentez-vous la pression ?

“Personne de la direction ne m’a appelé et a frappé du poing sur la table en disant : ‘ On doit être champion .’ Mais il est clair que les gens autour du noyau sont nerveux. Ils le seront jusqu’au moment où nous serons champions. Au sein du groupe, je ne remarque pas de nervosité. Je n’ai pas vu de garçons trembler à l’entraînement. On est prêt pour le Standard. La seule chose positive de ces playoffs, c’est que les matches au sommet se succèdent.”

Le Standard away, ce n’est pas un cadeau.

“Ce sera très difficile. Ils ont pris un boost mental à Bruges, alors que nous avons pris un coup. Le match aller, c’est la page la plus noire de ma période à Anderlecht. Au match retour, nous étions les vainqueurs moraux en ayant arraché un 2-2 à neuf.”

Allez-vous reparler des incidents d’octobre ?

“Non, c’est le passé. Mais je ne cache pas que cela m’a déçu. J’espère que cela n’arrivera pas ce soir. Et d’ailleurs, mes joueurs connaissent ce match mieux que moi. Ils ne sont pas impressionnés. Je dois dire que le public à Sclessin est un vrai 12e homme. Mais cela ne peut pas nous déstabiliser. On doit jouer notre propre jeu.”

Suarez pourrait-il jouer en attaque ?

“Normalement, je parle ouvertement de mon équipe. Maintenant, je ne dis rien. Dans cette phase du championnat, je ne dois pas donner d’informations à l’adversaire.”

© La Dernière Heure 2013