John van den Brom est conscient de la pression qui va régner durant les playoffs

ANDERLECHT Costume gris très élégant, barbe de trois jours et large sourire : le John van den Brom d’hier n’était plus celui que l’on avait laissé, hors de lui, à Gand il y a deux semaines. L’entraîneur néerlandais s’apprête à vivre deux mois stressants durant les playoffs mais il ne veut pas donner l’image d’un homme sous pression.

Êtes-vous nerveux ?

“Nerveux ? Pourquoi devrais-je l’être ?”

Vous l’étiez après le match nul à Gand.

“Oui, mais je trouve que j’ai été traité de manière injuste dans les médias. Maintenant, j’accepte les critiques. Cela fait partie du job.”

Ces playoffs et surtout cette division des points par deux ont quand même de quoi rendre nerveux, non ?

“Non. Je connais le système depuis le début. J’ai eu le temps de m’y préparer. J’ai lu que des joueurs de Bruges disaient que cette formule était ridicule. Ils ont raison, elle est effectivement ridicule mais elle existe et elle ne doit pas servir d’excuse.”

Anderlecht, comme les années précédentes, se retrouve tout de même dans le rôle difficile du chassé par la meute.

“J’ai en effet pu comprendre que les playoffs, c’était Anderlecht contre tout le monde. Ce n’est pas grave car tout le monde est prêt. On a eu deux semaines pour s’y préparer depuis la fin de la phase classique. N’oublions pas non plus que la plupart de mes joueurs ont l’expérience de ces playoffs.”

Lundi, vous aurez déjà l’occasion de quasiment éliminer Genk en prenant neuf points d’avance.

“Je ne pense pas de cette manière. Je songe surtout à bien débuter ces playoffs. Même si tout a été divisé par deux, on conserve un bel avantage sur les autres clubs. Je préfère ça que d’avoir du retard.”

Ces playoffs verront l’arrivée en Belgique des arbitres de rectangle. Une bonne chose, selon vous ?

“Dommage qu’ils n’ont pas pu être là un match plus tôt pour vérifier si le but de Gand était valable ou non (rires). Besnik Hasi et moi avons eu un briefing à la Fédération, comme tous les autres coaches de l’élite. C’est très positif d’avoir des yeux supplémentaires pour surveiller le match.”

© La Dernière Heure 2013