John van den Brom défend sa tactique de Sclessin mais admet que “pour être champion, il faut obtenir un 6 sur 6”


ANDERLECHT Tous les connaisseurs partagent le même avis : si Anderlecht veut être champion, il devra battre Bruges ce dimanche. Et il devra jouer un autre football qu’au Standard, samedi passé.

“J’ai dit aux joueurs qu’il nous fallait un six sur six”, confirme John van den Brom, fortement critiqué par rapport à sa tactique trop prudente à Sclessin.

Contrairement à Franky Vercauteren ou Ariël Jacobs, qui se seraient vexés et auraient réagi avec cynisme aux attaques lors des conférences de presse, John van den Brom a répondu de façon ouverte et honnête à toutes les questions, tout en défendant sa tactique.

John van den Brom, avez-vous été étonné par les critiques ?

“Non ! Mais pour moi, elles sont ridicules. Je maintiens ce que j’avais dit après le match : on avait perdu à Sclessin en octobre, on jouait en déplacement, le Standard est une équipe redoutable qui était euphorique après sa victoire à Bruges. Ce n’est quand même pas un scandale de jouer le résultat ? Cette saison, j’ai parfois reproché à mon équipe de ne pas avoir pu préserver un résultat.”

Vous avez refusé de faire le jeu.

“C’était à nous de faire le jeu en déplacement ? Le lendemain du match, j’ai reçu les statistiques du match. Nous avions 60 % de possession du ballon, le Standard 40 %. Je sais bien que le style de la maison est différent. Moi aussi, j’aime jouer haut, attaquer et mettre la pression. C’était ce que le Standard voulait, pour qu’il nous piège comme il l’avait fait avec Bruges. N’oubliez pas qu’ils ont quelques gars très rapides là devant. On n’est pas tombé dans leur piège.”

John van den Brom devient un coach belge, écrivions-nous.

“Arrêtez ! C’est n’importe quoi ! Vous me connaissez. Je suis quelqu’un qui veut utiliser les qualités de son équipe. Mais pendant ces playoffs, chaque point compte. On ne peut plus prendre de risque en se disant qu’on rattrapera ces points perdus la semaine prochaine. Voilà pourquoi j’ai dit à la mi-temps : Si on sent qu’on ne peut pas gagner, on ferme la boutique derrière. Je maintiens que c’était la bonne stratégie.”

On ne voit pas que vous êtes sous pression.

“Et ce n’est pas du cinéma de ma part. Il y a toujours de la pression, mais pourquoi paniquer ? Et pourquoi casser mon équipe ? Je suis le premier à dire quand elle joue mal. Mais quand je ne suis pas d’accord avec les commentaires extérieurs, je le dis. On veut et on doit être champions. Et on est en bonne voie pour le devenir. Ce n’est pas toujours possible avec du beau football, même si c’est difficile à accepter pour les supporters et la presse. Après le match à Limassol, j’en avais aussi pris plein la gu…”

Êtes-vous d’accord de dire qu’un 6 sur 6 est un must ?

“Oui, c’est ce que j’ai dit aux joueurs après le match au Standard. Mais ce ne sera pas facile. Jusqu’à présent, aucune équipe visitée n’a gagné un match dans ces playoffs.”

© La Dernière Heure 2013