Wasilewski a prolongé, Anderlecht est sorti sans casse du mercato d’hiver. Satisfait, Herman Van Holsbeeck fait le point

ANDERLECHT La fin du mercato d’hiver fait peur à tous les dirigeants. Mais à part Polak, parti pour 2,5 millions à Wolfsbourg, selon Herman Van Holsbeeck, personne n’a quitté Anderlecht. Même pas Romelu Lukaku. “Pourtant Chelsea voulait l’acheter cet hiver , déclarait Herman Van Holsbeeck à Reyers Laat à Canvas, hier soir. On a dit non. Il n’est pas prêt, et nous voulons le garder encore une à deux saisons. Son prix ? 30 millions d’euros.”

Hier, Van Holsbeeck a fait prolonger Marcin Wasilewski pour deux ans et demi, malgré les solides exigences du Polonais. “Cette prolongation est très symbolique : Marcin a livré un combat presque surhumain” , commentait HvH. “Il est devenu un monument du Sporting et restera toujours un membre de la famille anderlechtoise.”

Wasyl lui-même a participé à ce concours de louanges : “Je suis fier et heureux. Car le club m’a toujours soutenu. Je dois aussi remercier les fans : leurs chants m’ont donné beaucoup d’énergie.”

Le Polonais restera donc encore quelque temps au Sporting. Boussoufa l’imitera-t-il ? Stuttgart est toujours intéressé, mais Anderlecht aimerait qu’il signe un nouveau contrat de cinq ans, afin qu’il termine sa carrière au Sporting. “La balle est dans le camp de Boussoufa. Il décidera dans la semaine. Quel prix vaut-il ? Tout dépendra du montant des éventuelles offres. Une chose est sûre : nous ne le vendrons pas pour deux francs 50 !”

Cet hiver, le RSCA n’a pas reçu d’offre officielle pour le petit Marocain. Hormis Polak, seuls deux joueurs ont fait l’objet d’un intérêt concret : Biglia et Legear. “Pour Lucas, Galatasaray a fait le forcing et de manière assez poussée. Mais sans garantie bancaire, il n’était pas question d’un transfert. Quant à Legear, les Russes nous ont contactés pour nous faire part de l’intérêt, puis ils ne sont jamais revenus vers nous.”

Le danger reste présent, vu que les Russes peuvent réaliser des transferts jusqu’en mars. Mais Van Holsbeeck ne s’inquiète pas trop. “Je commence à connaître la façon de procéder des Russes. Ils envoient des mails et des fax un peu partout... Ce n’est pas toujours significatif.”



© La Dernière Heure 2011