Herman Van Holsbeeck sent plus d’optimisme qu’avant BATE ou le Partizan : “Les ballons de la C1 sont déjà un boost”

LIMASSOL

L’aéroport de Larnaca, hier soir à 19h55, heure locale. Contrairement aux centaines de touristes qui ont opté pour le soleil chypriote, la délégation anderlechtoise n’a pas passé quatre heures et demie dans l’avion pour se faire bronzer à la plage.

Anderlecht joue sa saison face à l’AEL Limassol. La qualification pour la Ligue des Champions est un must. Avant le départ, Herman Van Holsbeeck a cité des montants qui doivent rendre fous les autres clubs belges.

“Les primes de l’Uefa ont augmenté” , dit-il. “Si nous nous qualifions pour la phase finale, nous empochons d’office 10 millions. Cette somme peut aller jusqu’à 12, 15 et même 17 millions, selon notre parcours et nos adversaires. Si nous nous retrouvons dans une poule avec le Bayern Munich et une autre grosse pointure, nous touchons le pactole.”

C’est surtout Bruges qui doit râler. Van Holsbeeck s’explique : “Le market pool (NdlR : les droits télé et rentrées publicitaires) se partage entre les représentants belges en C1. Puisque Bruges est éliminé, tout serait pour nous.”

Mais Anderlecht n’y est pas encore. BATE Borisov et le Partizan Belgrade procurent encore souvent des cauchemars aux dirigeants du Sporting.

“C’est vrai, mais une vague d’optimisme règne au sein du club. John van den Brom y est pour beaucoup. Et la faim de participer à cette C1 est énorme, après cinq saisons sans Ligue des Champions. On veut enfin se mesurer aux plus grands. Le fait de s’être entraînés avec les ballons de la Ligue des Champions lundi matin, a déjà boosté les joueurs. On n’a pas d’excuses : il faut se qualifier.”

Une chose est claire : l’entraîneur néerlandais John van den Brom a apporté un nouveau vent au sein du club.

“Certains joueurs comme De Sutter et Odoi ont retrouvé la confiance” , dit le manager du Sporting. “Il a rendu au Sporting le football qui correspond au style de la maison. S’il doit choisir entre un attaquant et un défenseur, il prend l’attaquant. Et il aime les joueurs avec un surplus technique, comme Iakovenko. Une autre qualité est sa communication directe. Et le réseau de contacts dont il dispose en Europe. Vu sa connaissance, il aura davantage que dans le passé son mot à dire pour les transferts.”



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