Hein Vanhaezebrouck a surpris tout le monde au sujet du VAR et le patron des arbitres lui donne raison.

La phase la plus commentée de ce topper, c’était évidemment le but injustement annulé par l’arbitre Nicolas Laforge après 21 minutes de jeu. Son juge de touche, Laurent Conotte, s’est trompé : Harbaoui n’était pas hors-jeu au moment du tir contré de Kums. "Nous aurions dû mener 1-0 à la mi-temps", pestait Hein Vanhaezebrouck devant les caméras de la télévision.

En d’autres mots : l’assistance vidéo, absente au Parc Astrid dimanche, aurait pu influencer le match et permettre au Sporting de se rapprocher du Club au classement.

Quelques minutes plus tard, à la conférence de presse, Vanhaezebrouck surprenait son audience. "Même avec le VAR (NdlR : l’arbitre vidéo), le but n’aurait pas été accordé", lançait l’entraîneur anderlechtois.

"Je crois qu’un but annulé ne peut pas être validé. Un but validé, par contre, peut être annulé. Les Brugeois peuvent estimer qu’ils auraient pu réagir s’il n’y avait pas eu le coup de sifflet pour éventuellement les perturber dans l’action."

Johan Verbist, le patron des arbitres en Belgique, confirme la version de Vanhaezebrouck. "S’il y avait eu le VAR, l’arbitre aurait en principe pu attendre que la phase soit terminée", dit Verbist à la DH, une bonne heure après le match.

"Mais s’il siffle avant que le ballon ne dépasse la ligne de but, l’arbitre vidéo ne peut plus intervenir, puisque le jeu est arrêté."

Et quid de l’absence de la VAR dans un match au sommet comme Anderlecht-Club Bruges ? "Les matchs avec le VAR ont été désignés depuis longtemps. Les désignations n’ont rien à voir avec l’importance du match. Nous avons tout simplement respecté le principe que chaque équipe a trois fois le VAR à domicile et trois fois en déplacement. De cette façon, nous arrivons à un calendrier de 48 matchs avec le VAR. L’absence de VAR à Anderlecht-Bruges n’a rien à voir avec ce qui s’est passé le week-end passé. Le calendrier a été fait il y a deux mois."

Même Ivan Leko déplorait l’absence du VAR. "Ce système est une bonne chose pour le football, malgré cette phase en première mi-temps" , expliquait l’entraîneur de Bruges. "Si Dennis avait été plus malin en fin de match et s’il était tombé, nous aurions aussi pu avoir un penalty…"

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Harbaoui : "J’étais sûr de ne pas être hors-jeu"

Hamdi Harbaoui était frustré en sortant du vestiaire. "Se faire refuser un but dans un tel match, c’est vraiment dommage. On m’annule un but où je suis carrément en retrait du dernier défenseur. J’étais franchement sûr de ne pas être hors-jeu. En levant son drapeau, l’arbitre m’a un peu mis le doute mais quand j’ai revu la phase, je me suis dit que j’avais bien fait de me fier à mon premier sentiment."

Tous ses équipiers étaient également déçus. Et tous réclamaient l’assistance vidéo, même s’ils ignoraient que le résultat aurait été le même. "C’est le plus grand match en Belgique et on ne met pas la vidéo, je ne comprends pas. Qui décide de ça ?", s’interrogeait Uros Spajic. "Pour moi, tu dois mettre la vidéo à tous les matchs ou ne jamais la mettre", terminait Harbaoui.