Vincent Kompany a donc réussi son pari. Mais ce n’est pas un entraîneur euphorique qui s’est adressé aux médias. "Pourquoi serais-je euphorique ? Une qualification pour les playoffs 1, ce n’est quand même pas la fin de notre saison… À nous de mettre la barre plus haut pendant les playoffs."

On répète la même question : vous visez la deuxième place ?

"Je l’ai déjà expliqué : c’est impossible de porter les couleurs d’Anderlecht - peu importe l’équipe, l’âge et les investissements - et de se mettre une ambition moindre que le plus haut qu’on peut atteindre."

Vous êtes content d’avoir obtenu la qualification en ayant gagné votre ticket sur le terrain ?

"Dans le football, c’est comme dans la vie. On ne reçoit pas de cadeaux."

Honnêtement, vous y croyiez encore après le 1-1 contre Malines ?

"Toujours ! Mon histoire à moi est particulière. Le premier titre que je gagne en Angleterre, je l’ai remporté à la 93e et 35 secondes du dernier match. Si j’ai eu une leçon à cet âge-là, c’est qu’il ne faut jamais abandonner. Mon parcours à moi, avec mes blessures, est un autre exemple. Je me suis blessé lors du dernier match amical avant la Coupe du monde, et j’ai connu les plus beaux moments de ma carrière après cette blessure. Je passerai toujours ce message aux joueurs : il ne faut pas croire les gens quand ils disent que vous êtes mauvais. Et il ne faut pas les croire quand ils disent que vous êtes au sommet."

Est-ce une revanche par rapport à ceux qui ne croyaient plus en Anderlecht ?

"Non ! Cela ne m’intéresse pas du tout !"

Vous serez supporter de Genk en finale de la Coupe.

"Vous n’allez pas me croire, mais j’essaie de rester neutre dans ce genre de matchs. Mon expérience m’a appris qu’il faut faire les choses soi-même. Quand il faut attendre un faux pas de Liverpool ou Manchester United pour gagner un prix mais qu’ils marquent à la dernière minute, c’est à en devenir dépressif. Donc, on attend et on verra bien. Et si Genk gagne, ce serait une bonne chose pour nous. Non seulement parce qu’on serait certainement européen mais également parce qu’Anderlecht et le Standard ont leur propre rivalité. Mais je ne compte pas sur un faux pas du Standard."