Quand il a retiré le masque en s’asseyant à la table en salle de presse, Vincent Kompany n’avait plus le visage frustré affiché pendant la rencontre. Le sourire a même vite fait son retour, sens de l’optimisme oblige.

Comment expliquez-vous la pâle prestation de vos joueurs après plusieurs belles performances ?

"Vous le savez, je suis toujours resté calme quand on jouait bien. Je ne suis pas tombé dans la hype. Donc, après la rencontre de ce soir, je ne vais pas aller dans l’autre sens en dramatisant."

Vous ne devez quand même pas être satisfait ?

"Non, je l’ai d’ailleurs dit aux joueurs dans le vestiaire. J’ai expliqué que ce n’était pas assez bon et qu’on pouvait faire bien mieux. Personne n’échappe à ce jugement aujourd’hui. J’ai ajouté qu’ils pouvaient répondre sur le terrain dimanche prochain contre Courtrai mais aussi tous les jours cette semaine à l’entraînement."

Votre équipe paraissait empruntée face à un Cercle plus agressif.

"Oui, c’est juste. On a donné plus d’occasions que d’habitude. L’intensité et l’agressivité qu’on met dans les duels sont l’une de nos forces. On n’est pas les plus costauds physiquement mais on compense habituellement en étant très alerte. Ce qu’on n’a pas montré cette fois. Sur les premiers ballons, on n’était pas mis en difficulté mais on perdait la majorité des seconds ballons. Les occasions du Cercle sont venues ainsi. Sur un tel terrain et avec beaucoup de vent, il faut avoir cette énergie pour réussir quelque chose."

Anderlecht a disputé 10 rencontres en 35 joueurs avec assez peu de rotation. Les joueurs étaient-ils fatigués ?

"Il n’y a pas eu beaucoup de rotation mais on a quand même su faire tourner vu le scénario du match à l’Union. Pour faire plus tourner, il faut déjà avoir un noyau solide. J’avais dit que ce serait difficile au Cercle et je ne suis donc pas surpris par ce que j’ai vu."

Au classement, vous ratez, une fois de plus, la bonne occasion…

"Le roi de cette compétition a juste besoin de gagner trois fois de suite pour faire la différence. Pas six ou sept. On a gagné un point aujourd’hui, on ne méritait pas mieux. Je préfère voir ça de manière positive."