Il a tenté de se canaliser, surtout après le match, face aux journalistes, mais on sentait bien une colère noire derrière les mots du coach. Comme rarement, même si ce n’est pas la première contre-performance de ses jeunes joueurs.

Qu’avez-vous dit à vos joueurs après le match ?

"J’ai été très dur avec mes joueurs après le match. Je leur ai dit mes vérités en face, sans les épargner. Je leur ai dit qu’en public, j’allais encore les soutenir. Mais leur prestation était carrément insuffisante."

Comment expliquez-vous ce match raté face à une équipe qui avait déjà surpris d’autres grands ?

"Récupérer des joueurs plus tard après la période internationale n’aide pas mais ce n’est pas une excuse. On n’a pas senti la même ferveur de se battre aujourd’hui. Normalement, on prend très peu de contres mais on avait chaque fois un mètre de retard aujourd’hui. On a eu des occasions dans les vingt dernières minutes quand on a été plus agressifs. Dès qu’on passait la ligne médiane, c’était quasiment une occasion avec notamment Mukairu et Amuzu qui apportaient du danger. Mais ce n’est pas une performance globale qui représente ce qu’on veut faire."

Êtes-vous inquiet pour la suite ?

"Je connais le niveau que notre équipe peut atteindre. Ce n’est pas cet Anderlecht-ci que je veux voir. La victoire du Beerschot est méritée, mais si le match était à rejouer, le match pourrait avoir une autre issue."

Dimanche prochain, c’est le Clasico…

"J’espère qu’ils le joueront avec le couteau entre les dents. Ils auront beaucoup de travail cette semaine. J’attends une réaction de mes joueurs. Je vais observer. Normalement, c’est une équipe qui me donne beaucoup. Je vis pour résoudre nos soucis. Dès demain matin (NdlR : lundi), je serai là pour trouver des solutions."