Cela fait désormais un peu plus d'un an que Vincent Kompany a rangé les crampons pour se consacrer à plein temps à son nouveau rôle d'entraîneur principal à Anderlecht. Une nouvelle fonction dans son club de coeur qu'il apprécie beaucoup et dont il a parlé en long et en large avec l'ancien défenseur Rio Ferdinand lors du podcast "Vibewithfive".

"J'aime le job", a d'emblée déclaré Kompany qui parle d'un travail passionnant entouré de nombreux jeunes du cru. "Les jeunes qui sortent de l'académie pour aller vers l'équipe première disposent d'une excellente technique. Mais c'est de combativité dont nous avons besoin pour percer au plus haut niveau. Si la balle se trouve dans tes environs et que tu veux l'avoir, tu dois te montrer dur. Je vais délibérément jusque dans les détails les plus extrêmes avec eux pour qu'ils comprennent ce que signifie vraiment être footballeur professionnel."

Mais pour le moment, la sauce a du mal à prendre entre les joueurs et leur coach. Si l'année dernière, les Mauves se sont qualifiés sur le fil pour les Playoffs 1, ils n'ont pas réussi à accorcher de place européenne. Cette saison, Anderlecht n'a pas encore trouvé la bonne recette pour être régulier. Mais Kompany et son fameux "process" ne veut pas brûler les étapes : "Le club vit une période difficile, en raison notamment de mauvaises décisions financières par le passé. Mais je dispose de jeunes talentueux. Évidemment, il y a des attentes en raison du passé glorieux du club, alors que nous sommes pour le moment derrière nos concurrents. Cette perception est difficile mais ce n'est pas grave. Cela procure davantage de pression", explique l'ancien défenseur qui estime que la concurrence en Belgique est supérieure par rapport à ce qu'il a connu lors de son premier passage au Sporting : "Avec Anderlecht, j'ai remporté deux fois le titre. Nous arrivions sur le terrain et nous gagnions si nous jouions notre football. Désormais, nous devons bien manger, dormir, nous préparer, etc. pour avoir une chance d'être compétitifs tout au long de la saison.

Néanmoins Kompany se montre optimiste pour les années à venir à Anderlecht : "Nous n'avons pas les meilleurs joueurs mais des joueurs avec un grand potentiel. Ils peuvent nous permettre d'atteindre notre objectif plus tôt que prévu."

S'il estime donc que la concurrence est plus accrue en Belgique et qu'il ne dispose pas du plus bel effectif, Kompany reconnaît ses faiblesses et ses erreurs : "Je suis heureux à Anderlecht mais je veux travailler dur pour m'améliorer. En tant que coach, tu dois faire les bons choix aux bons moments. Je ne vais pas me mettre plus haut que ma place actuelle. Mais une chose est sûre : je vais travailler dur. Quel que soit mon manque de talent - je pense avoir du talent - je le compenserai toujours par des efforts supplémentaires."

"Sambi Lokonga ne se cache pas"

Face à Rio Ferdinand, Vince The Prince s'est également étendu sur Albert Sambi Lokonga, parti cet été à Arsenal et qui commence à faire son trou en Angleterre. Un joueur qu'il suit depuis ses débuts au Sporting : "Alors que j'arrivais en fin de contrat à Manchester City, j'ai commencé à réfléchir à mon futur. Je regardais le plus de matchs de football possible et j'ai vu les deux premières rencontres de Sambi Lokonga à Anderlecht. Après l'avoir vu, je me suis directement rendu dans le bureau de Mikel Arteta (Ndlr: adjoint de Guardiola à City à cette époque) et je lui ai dit: 'tu dois regarder ce joueur, c'est le nouveau Yaya Touré'. Mais dans la foulée, il s'est blessé gravement au genou et Arteta n'a pas suivi mon conseil", se souvient Kompany.

Deux ans après les débuts de Sambi à Anderlecht, Kompany est lui-même rentré à la maison. Là, il a pu davantage cotôyer le milieu de terrain : "J'ai pu l'observer de mes propres yeux. Je crois toujours qu'il peut devenir le nouveau Yaya Touré. Je ne lui fais de cadeau en disant cela. Mais Sambi veut toujours le ballon, que ce soit dans une bonne ou une mauvaise rencontre. Il ne se cache pas. il doit encore travailler certains aspects de son jeu. Yaya était plus souvent décisif par exemple. En cela, Albert doit s'améliorer. En tant que défenseur, tu apprécies avoir des joueurs comme lui devant toi car il peut diriger le jeu pour l'équipe."