Anderlecht a digéré son élimination en Coupe de Belgique. Et Anderlecht reste dans la course aux playoffs 1 où les candidats sont déjà moins nombreux (seuls Louvain et le Beerschot peuvent encore se mêler à la course avec les cinq premiers). Mais à 270 minutes de la fin de la phase classique et malgré l’histoire du RSCA, Vincent Kompany refuse la pression. "Les autres équipes ont toujours un orteil d’avance sur nous. Non, on n’est pas favori pour le top 4."

La faute à un calendrier très difficile, bien plus que pour les autres postulants aux trois tickets restants derrière le Club Brugeois. "Ce sera difficile à l’Antwerp, contre Bruges et à Saint-Trond. Mais notre équipe peut toujours surprendre. C’est le cas depuis le début de la saison. Dans le bon ou dans le mauvais sens (sourire)."

Actuellement, le Sporting est cinquième, à égalité de points avec Ostende mais derrière au nombre de victoires (12 pour le RSCA, 14 pour les Côtiers). Kompany le regrette. "Dans tous les autres championnats d’Europe, on serait quatrième devant Ostende grâce à la différence de buts (NdlR : +12 contre +9). Mais la Belgique a un autre système pour départager les égalités, c’est ainsi…"

Pour dribbler au moins une équipe d’ici la 34e journée le 18 avril, Anderlecht devra surtout regarder dans son assiette et surfer sur ce qui a bien fonctionné dimanche. Notamment cette adaptation tactique pour densifier l’axe. "On a longtemps joué dans un système où les ailiers prenaient les couloirs car c’est ainsi qu’on se procurait le plus d’occasions. Mais il y a eu une sorte de blocage depuis les matchs contre Courtrai et le Cercle. On a alors travaillé sur autre chose, où les backs occupent les couloirs."

De quoi permettre aux milieux offensifs d’entourer Nmecha et d’ainsi faciliter les combinaisons. "Quand ils sont dans un bon jour, mes joueurs sont uniques dans un certain registre offensif. Les combinaisons, les appels, les petits ballons au-dessus de la défense… C’est un groupe qui est capable de faire des choses qui ne sont pas données à toutes les équipes ici. Mais mes joueurs doivent encore faire beaucoup de progrès. On marque quatre buts mais on pouvait en mettre dix…"

Heureusement, la différence de buts ne compte pas.