Il y a rarement eu autant de blancs et d’hésitations dans son discours d’après-match. Vincent Kompany avait envie d’en dire plus. Peut-être de parler du manque de matériel à sa disposition ou de l’inexpérience de son équipe.

Il ne l’a dit qu’à demi-mot. Par contre, il n’a pas hésité à pointer de réels manquements sur la phase menant au penalty.

Vincent, pouvez-vous analyser ce qui se passe sur la faute ?

"Ce penalty, on le donne et il sort de nulle part. On travaille pourtant ces situations à l’entraînement pour pouvoir défendre confortablement en accompagnant l’adversaire. Nous avons donné une raison à l’arbitre de devoir prendre une décision. Comme coach, cela me dérange d’être pris là-dessus."

Avez-vous parlé à Murillo, qui commet la faute ?

"Ce n’est pas une question d’individualité car je vois autant de souci dans cette faute que dans une passe en situation de deux contre un pour isoler un joueur devant le but. On avait parlé de la faute commise par Sardella à OHL et je soutiendrai Murillo comme je l’ai fait à ce moment-là avec Killian."

Vous sembliez avoir tout pour gagner sans trop de soucis…

"Nous avions les armes pour gagner confortablement. Nous étions même dans un moment tranquille durant lequel nous étions très souvent dans leur camp sans leur donner d’occasions."

Que blâmez-vous le plus : cette faute sur le penalty ou l’absence d’un deuxième but ?

"Je mets toujours l’accent sur le fait de marquer. C’est la priorité. On n’a pas eu énormément d’occasions mais elles étaient grosses. Nous avons aussi souvent été à un détail près d’avoir une bonne occasion. C’est décevant mais pas surprenant. Je sais que ce genre de choses arrive avec une équipe jeune. Je ne sais par contre pas le temps qu’il leur faudra pour marquer plus de buts et être plus efficaces. Prenez les Diables rouges; cela a mis un long moment. Je suis certain que dans deux ou trois ans mes joueurs marqueront bien plus facilement."