Non, Kompany n’a évidemment pas dévoilé l’équipe avec laquelle il va affronter Mouscron. Mais sa conférence de presse d’hier était quand même intéressante à suivre. Voici le best of.

Sa préparation du match. "Je ne veux pas être rêveur ou naïf et j’ai donc préparé ce match dans les détails. Je suis assez extrême dans ma manière de voir le jeu. Pendant ma carrière, je n’ai jamais eu de problèmes de stress. Je me sens donc confiant. Mon objectif est de libérer mentalement mes joueurs. Tout a été communiqué de façon claire aux joueurs."

Sa tenue. "Je n’y ai pas encore trop réfléchi, mais je ne crois pas que je mettrai un training. Vous avez quelque chose à me proposer ? (rires)"

Son défi. "Je n’ai pas peur de quoi que ce soit, parce que je viens de rien. On ne vit qu’une fois. Si on n’essaie pas, on ne réussira pas. Mon objectif chiffré ? Je veux gagner chaque match jusqu’à la fin de ma carrière. Mais je sais que je dois tout prouver, comme quand j’avais 17 ans."

Son attitude envers les arbitres. "En tant que joueur, je me suis de temps en temps fâché sur les arbitres. Mon objectif est de rester respectueux. J’aimerais qu’il y ait plus de dialogue en Belgique avec les arbitres. Il y a une barrière qui est assez dure à franchir. Mais je n’exclus pas la possibilité que je sois émotionnel. Il y aura bien une image pendant la saison où vous direz : ‘Vincent, c’était quoi ça ?’ Je devrai juste être honnête avec moi-même."

Trebel ou pas ? "Il a fait un bon match contre Saint-Trond. Adrien a mon soutien et celui du staff. On analyse toujours qui sont les joueurs qui sont dans la meilleure forme pour aider l’équipe. La décision d’être coach a été prise avant Saint-Trond. Je n’en dirai pas plus mais… (Il sous-entend qu’il a fait l’équipe, avec Trebel)"

La même équipe ? "Il nous a manqué de la concurrence dans l’équipe l’année passée, et cela nous a coûté cher. Je veux une compétitivité à tous les niveaux. Je veux deux joueurs par position qui se poussent. Le joueur qui est poussé sait qu’il doit aller dormir plus tôt, qu’il doit mieux manger, qu’il doit s’entraîner à 100 %. Il ne faut donc pas toujours mettre la même équipe."

Lukas Nmecha. "Il se souvient de nos duels à l’entraînement ? Oui, il a souvent morflé. C’était un des joueurs les plus talentueux à City. Il a gagné la Coupe d’Europe avec les U19 d’Angleterre et a marqué en finale (contre le Portugal). Malheureusement, il a été victime de ses choix. À Wolfsbourg, ses concurrents valaient entre 15 et 30 millions. La D2 anglaise n’est pas un championnat pour les jeunes et il n’a pas joué à sa position pendant les deux dernières années."

Pep Guardiola ? "Oui, je l’ai entendu cette semaine, on est régulièrement en contact. On a passé des moments exceptionnels ensemble. Mon respect pour lui est infini."

Romelu Lukaku. "Il n’est pas seulement arrivé à ce niveau grâce à son talent. Avec sa mentalité et son travail, il est capable de tout. C’est ce que je veux transmettre aux jeunes. Je n’ai aucun doute, il va marquer en finale. Si j’avais un euro, je le mettrais sur l’Inter. (La conférence de presse avait évidemment lieu avant le match) Il a déjà préparé un endroit pour son trophée de meilleur buteur. Il se voit aussi déjà meilleur buteur à l’Euro. Il est un joueur d’Anderlecht, on est fier de ça. Est-ce qu’il m’a dédié son but de lundi en montrant quatre doigts à la caméra ? Honnêtement, vous me l’apprenez. Cela prouve que je travaille. (Rires) Les gens me parlent des matchs de Leipzig et du Bayern. Mais moi, j’ai regardé Charleroi et Zulte, les matchs intéressants pour Anderlecht. Cela démontre que je suis à 100 % dedans. Je ne laisse rien au hasard. Mais oui, le geste de Romelu me touche…"