Deux ans après le drame, Marcin Wasilewski a clôturé la période noire via un penalty contre le Standard

ANDERLECHT La Manita – un 5-0 dans un Clasico – a fait vibrer le Parc Astrid, dimanche soir. Marcin Wasilewski a même littéralement fait trembler le stade, en montant sur le grillage, torse nu et en extase totale. Son penalty inscrit – Gillet a convaincu Mbokani de laisser botter le Polonais – était son premier but contre le Standard depuis son horrible fracture du 30 août 2009.

Wasyl n’a évidemment pas souhaité parler à la presse belge, mais au journal polonais Gazeta Wyborcza , il a déclaré : “Le but que j’ai marqué avait une grande signification pour moi. Je remercie mes coéquipiers de m’avoir laissé tirer. On était trois à être désignés (NdlR : Mbokani et Gillet étaient les deux autres). Celui qui a les meilleures sensations pendant le match peut le botter. C’était mon troisième pour Anderlecht, mon premier de cette saison.”

L’expression qu’il avait sur le visage traduisait son sentiment de revanche sur le Standard. “Les oppositions entre Anderlecht et le Standard sont des matches au sommet” , expliquait-il. “Les supporters veulent qu’on gagne surtout ce genre de matches. On les a balayés avec un 5-0. C’est aussi cela qui explique mon explosion de joie. On veut toujours être champions, mais maintenant plus que jamais, puisque le champion sera directement qualifié pour la Ligue des Champions.”

Entre-temps, Wasilewski est à nouveau international polonais, et même titulaire. “L’ Euro 2012 a déjà débuté pour moi”, dit-il. “On doit se battre pour être dans l’équipe. La température monte. J’espère jouer le plus de matches possible avec la Pologne lors de la préparation, pour que l’enthousiasme soit le plus grand possible dans mon pays.”

Herman Van Holsbeeck et tout le monde à Anderlecht admirent la façon dont Wasilewski a refait surface. Il y a quelques mois, il pouvait... quitter le club. “Il avait perdu de la mobilité et de la vitesse” , dit le manager. “Chapeau pour la façon dont il a retrouvé son niveau. Il a travaillé des heures et des heures pour revenir. On a même entendu qu’il était extraordinaire en équipe nationale, en tant que défenseur central. Wasyl est même meilleur qu’avant sa fracture. Il est plus intelligent et prend moins de cartes jaunes. Sauf dimanche, c’est vrai. Mais on lui pardonne d’avoir enlevé son maillot. Et on comprend que Gumienny ait dû suivre le règlement.”



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