Le Suisse est retourné dans son pays : voici quelques anecdotes qui démontrent pourquoi il était incompris et bizarre.

René Weiler est rentré en Suisse comme il est arrivé en Belgique : en râlant sur le photographe qui faisait son boulot à l’aéroport. Hier, passé 17 heures, deux photographes l’attendaient à l’aéroport de Zürich. Il n’en a vu qu’un et - furieux - il l’a obligé à effacer toutes les photos qu’il avait prises de lui.

Malgré son titre, le Suisse est un des entraîneurs les plus bizarres et incompris de l’histoire d’Anderlecht. Voici quelques anecdotes jamais publiées.

Arrivé à Neerpede , en juin 2016, son discours impressionne et fait peur à la fois. Huit joueurs sont versés dans le noyau B avant qu’ils ne puissent montrer quoi que ce soit. Parmi eux, Dodi Lukebakio, la révélation de Charleroi. Ils ne reçoivent pas la moindre explication. Ils doivent donner tort à Weiler dans les matches avec l’équipe B. Seul problème : Weiler n’a pas vu un seul de ces matches.

Même chose pour les joueurs en test. Derrick Tshimanga (ex-Genk) est déterminé à se relancer à Anderlecht. Weiler ne le connaît pas et ne s’intéresse donc pas à lui. Tshimanga doit s’entraîner et jouer avec les B; Weiler l’a à peine vu à l’œuvre. Le garçon est renvoyé.

Weiler - pourtant pas originaire de l’autre côté du monde - s’étonne d’emblée des habitudes belges. Le pouvoir des médias l’énerve, comme le statut de vedettes de certains joueurs. Il n’en revient pas qu’un Harbaoui - versé dans le noyau B la saison passée - vienne en Ferrari à l’entraînement.

Même les coutumes les plus simples, il les trouve bizarres. Ainsi, il ne comprend pas pourquoi tous les gens qui se croisent à Neerpede se serrent la main le matin. Est-ce qu’un simple bonjour ne suffit pas ?

Weiler n’est pas le plus chaleureux des employés à Anderlecht. Il ne construit aucun lien familier avec qui que ce soit au club. Même le titre, il l’a fêté modestement, en famille. Les hommes avec qui il était le plus proche : Roger Vanden Stock, Herman Van Holsbeeck et Jo Van Biesbroeck. Mais même eux, il ne leur adressait pas la parole avec leur prénom, simplement en disant "Monsieur".

Avec les joueurs , il avait une relation bizarre. Il avait tellement confiance en certains d’entre eux qu’il leur demandait leur composition idéale pour le match du week-end. D’autres, en revanche, il les descendait devant le reste du groupe.

Les exemples de De Maio et d’Okaka sont connus, mais il y en a eu d’autres. Le lendemain d’Anderlecht - Saint-Trond, il a attaqué Sven Kums et Leander Dendoncker. "Je ne reconnais plus notre numéro 32", avait-il lancé au sujet de Dendoncker. Ses choix parfois très étranges, il ne les expliquait presque pas.

En revanche, il était bien aimé par la plupart des titulaires. Ses entraînements étaient très agréables et toujours avec ballon, et il donnait régulièrement des jours de congé. Même après des défaites. Sous Frutos, le régime risque d’être plus dur…