René Weiler a défendu ses joueurs et ses choix, notamment avec Onyekuru.

Le champion en titre a perdu deux points dès la première journée sur le terrain du promu. Sur papier, ça fait tache mais les circonstances n’étaient pas vraiment favorables aux Anderlechtois vendredi soir. Et c’est ce que René Weiler voulait retenir avant tout. "Je ne suis pas super content du résultat mais je suis content de la manière."

Le Suisse a vite compris que ses joueurs auraient des difficultés. "On se doutait qu’on allait tomber sur un adversaire affamé après une telle attente en D2 et c’était même encore plus fort que ça. Durant les 20 premières minutes, les Anversois ont couru comme s’ils jouaient le dernier match de leur vie. Plusieurs joueurs ont eu des crampes en seconde période. Même le gardien, ça c’est un peu bizarre…"

Si la seconde période a plu à Weiler, il a reconnu les mérites de l’adversaire. "On a attaqué tout le temps mais on a finalement obtenu assez peu d’occasions franches. On peut peut-être dire que l’Antwerp a mérité son point. Le retour de ce club parmi l’élite est un vrai plus pour le football belge avec son histoire et son public. Je pense que beaucoup d’équipes vont encore perdre des points ici." Laszlo Bölöni intervient : "Que Dieu vous entende, Monsieur !"

On retiendra tout de même la panne offensive du Sporting. "Teodorczyk ? Il a fait 2 ou 3 mauvais choix mais il s’est battu et c’est toujours très dur de jouer contre lui. Je suis content de lui. Pourquoi Onyekuru est resté sur le banc ? Il ne faut pas changer pour dire de changer. On attaquait sans cesse, c’est que les joueurs sur le terrain faisaient bien leur boulot. Onyekuru est un garçon plein de talent mais il doit encore progresser et apprendre beaucoup de choses."


Matz Sels: "Le débat Svilar-Roef ? Je n’y prête pas attention"

"Je suis content de ne pas avoir encaissé. Le coach nous avait prévenus avant le match qu’ils risquaient d’y aller à fond avec leur public. Nous avons concédé peu d’occasions sur la rencontre. Nous ne pouvions en faire plus, c’était devant qu’il fallait marquer. Je n’ai pas eu beaucoup de boulot mais je suis là. Je sais qu’Anderlecht joue haut et qu’il faut suivre en bloquant les espaces. J’ai déjà connu ça à Gand et même à Newcastle. On se cherche encore un peu, on tente de travailler les automatismes avec la défense mais ça va venir avec le boulot. On me parle d’une histoire de gardiens avec Svilar et Roef mais je ne me préoccupe pas de ça. Je fais juste mon truc, je joue et je ne prête pas attention au reste. Pareil à l’entraînement : je ne fais pas attention à autre chose que mon boulot."