La justice n'a pas fini de se mêler des affaires du monde du football. La semaine dernière, Patrick De Koster avait été placé sous mandat d'arrêt et incarcéré à la prison de Saint-Gilles. Après avoir vu ses bureaux à Knokke, Bruxelles et au Sénégal perquisitionnés, l'agent de De Bruyne avait été présenté au juge d'instruction Michel Claise qui l'a inculpé de faux, usage de faux et blanchiment. Ces démêlés judiciaires trouvent leur source à la base d'une plainte déposée par l'international belge.

Ce mardi, Het Laatste Nieuws annonce que c'est au tour de Luc Devroe de faire l'objet d'une action en justice par son ancien club, le KV Ostende. Celui qui a officié de 2013 à 2018 à la direction sportive des Côtiers est accusé d'avoir touché individuellement une commission de 400.000 euros pour le transfert de Dimata à Wolfsburg. L'Anderlechtois avait été vendu au club allemand pour près de dix millions d'euros.

Les nouveaux propriétaires du KVO se méfient surtout des liens supposés profonds entre Devroe, De Koster et Didier Frenay, ces deux derniers travaillant ensemble. Alors que la commission pour Dimata s'élevait initialement à 2,3 millions, il semblerait qu'un million se soit ajouté grâce à un nouveau contrat établi par De Koster et Devroe. Ces bonus auraient profité à Star Factory, l'agence de Didier Frenay, sans compter les 400.000 euros touchés par Devroe en deux tranches en 2017 et en 2018.

Une commission pour le transfert de Nkaka anormalement élevée 

Luc Devroe est également dans le viseur des pensionnaires de la Versluys Arena pour le départ de Nkaka à Anderlecht. Marc Coucke avait racheté Anderlecht et pris le Bruxellois comme responsable sportif. Aussitôt, les Mauves avaient transféré Nkaka à Ostende. Star Factory aurait touché une commission anormalement élevée de 30 % sur ce transfert alors qu'elle se situe d'habitude autour de 10 %.

Dans le viseur de la justice, l'ancien directeur sportif s'est défendu en s'expliquant. "Tant que je représentais Ostende, le propriétaire du club, surtout Marc Coucke, a toujours été au courant de ce que je faisais. Pareil pour la direction. Tout se faisait en transparence. Les contrats étaient relus et approuvés. Les factures sont connues, elles n'ont jamais été contestées ni payées. Depuis, Ostende a été racheté plusieurs fois, il y a eu des audits, je n'ai jamais eu droit à la moindre remarque, juste des félicitations et des remerciements."