Mario Been ne pardonnait pas la carte rouge de Christian Benteke

LOKEREN Quatre jours avant d’aller, en Ligue des champions, défier, sans grand espoir, Chelsea à Stamford Bridge, le Racing Genk, de nouveau battu en championnat, a le blues.

Sa défense trop remaniée – en plus de Joneleit, Nadson et Simaeys, Pudil avait, lui aussi, dû déclarer forfait – n’a pas été de taille à s’opposer à un Sporting local qui paraît retrouver son efficacité offensive, même si ses avants n’ont pas marqué.

Mais le Racing – qui ne traverse pas une crise de jeu – se serait-il incliné si Benteke, qui avait ouvert le score et qui commençait à trouver ses marques au sein de l’attaque limbourgeoise, ne s’était pas fait un peu sottement expulser pour un tacle jambe en extension – certes au sol – sur la cheville de Fevang ?

Mario Been n’incriminait d’ailleurs pas Frank De Bleeckere : “Tout le monde sait – ou doit savoir – qu’en Belgique de telles interventions sont toujours sanctionnées d’une carte rouge. Nous devons apprendre, très vite, à devenir adultes et responsables. Ce n’est pas la première fois que nous subissons de telles sanctions totalement inutiles”.

Très abattu, le gentil Christian Benteke tentait de se défendre : “Si nous étions demeurés au complet, la rencontre eût été bien différente, se lamentait l’attaquant. Ceci dit, je pense sincèrement que je ne méritais pas une rouge. Mon intervention n’était pas méchante. Si j’ai fâché mes équipiers, je les prie d’accepter mes excuses. C’est la troisième expulsion de ma carrière, moi qui ne suis pas un joueur méchant. Les deux premières fois, j’avais été puni pour des duels aériens”.

Pour le reste, Mario Been – qui, à la reprise, a retiré Vossen pour des raisons tactiques – ne versait pas dans le défaitisme : “Masuero m’a plu, par exemple. Il ne recèle encore aucune expérience à ce niveau. Je lui sais gré d’avoir affiché un beau caractère, lui qui exhibait une cheville gonflée depuis la reprise”.

Nill De Pauw a égalisé peu avant la pause : “C’est mon premier but en championnat. Je le dédie à Julien Bailleul”.

Pour le Racing, la rencontre a duré douze minutes de trop…

© La Dernière Heure 2011