Sébastien Bruzzese est à Saint-Trond pour jouer et oublier les mauvais moments.

"C’est un petit virus, je reprends l’entraînement ce samedi." Sébastien Bruzzese malgré un vendredi passé cloué au lit est prêt à s’affirmer en Pro League.

Comment s’est déroulé votre passage à Saint-Trond ?

"Je n’ai même pas eu de contacts avec le coach Ivan Leko. C’est davantage un deal qui s’est passé entre les directions. Celle de Bruges m’a expliqué qu’elle voulait un nouveau gardien. Michel Preud’homme m’a dit que j’avais fait de bons matches l’an passé et que je méritais du temps de jeu. Il ne voulait pas que je reste encore sans jouer après avoir passé un an sur le banc. Saint-Trond s’est présenté et m’a proposé de rentrer en concurrence avec Lucas Pirard pour être numéro 1."

On suppose que vous rêvez de revivre la joie de jouer comme en début de saison passée…

"Je suis ici pour retrouver ces bons moments. J’avais fait des bons matches mais le coach a pris une décision. Il a voulu un nouveau gardien. Cela a cassé ma progression. Notre relation avec Michel Preud’homme était pourtant bonne. J’ai joué, il m’a fait confiance à un moment mais il ne m’a jamais confirmé dans le but en tant que numéro 1."

Vous aviez pourtant fait le boulot alors qu’on vous a propulsé sur le devant de la scène d’un coup !

"J’ai commis très peu d’erreurs. Mais jamais un entraîneur ne m’a protégé dans les moments difficiles. J’ai toujours été freiné dans ma progression. À Zulte Waregem, j’avais eu le même coup. Je jouais bien et on m’a sorti sans raison."

Vous avez souvent été victime de choix de vos différents entraîneurs…

"Il y a de ça. Puis, la presse s’est montrée divisée à mon sujet. Certains cherchaient la petite bête. Ils avaient leurs têtes et si je faisais une petite erreur, j’avais 3 sur 10. Toutes ces choses ont fait que je n’ai pas eu que des moments faciles."

Après avoir presque connu toutes les embûches, est-ce le moment pour vous de prouver à la Pro League ce que vous valez vraiment ?

"Je suis prêt à assumer une place de numéro 1. Je m’y sentais bien et ça me manque. On m’a directement dit que j’étais venu au Stayen pour être en concurrence avec Lucas Pirard et qu’il partait comme numéro 1. L’an passé, au même moment, Ludovic Butelle est arrivé et on m’a dit qu’il ne fallait pas le casser dans sa lancée. J’ai donc été écarté…"