Avec 27 points au compteur, Charleroi peut préparer les playoffs 2 et la saison prochaine. Mission accomplie pour Ferrera

CHARLEROI Treize points d’avance sur le Cercle et huit sur le Beerschot (alors que les Zèbres ont toujours un match de retard au compteur) : même si ce n’est pas encore mathématique, on peut dire que les Carolos ont assuré quasi définitivement leur maintien en venant à bout du Lierse.

À la rentrée au vestiaire, le cri de joie ressemblait d’ailleurs plus à un cri de délivrance totale qu’à un réel chant de victoire. Même si Mehdi Bayat refusait de le dire, son énorme sourire ne trompait pas le sentiment de l’administrateur-délégué : plus rien ne peut encore arriver à ce Charleroi-là.

“Plutôt que de parler de maintien ou non, je préfère dire que Charleroi a prouvé qu’il méritait bien sa place en D1. J’ai eu une conversation franche avec le staff et les joueurs suite à la défaite à OHL. Les gars ont répondu sur le terrain et c’est le plus important à mes yeux.”

Avec 27 points au compteur, Charleroi est sur du velours. Lorsque le championnat se jouait encore à dix-huit équipes, ne disait-on pas qu’une équipe qui engrangeait trente unités était sauvée ? Alors, imaginez avec quatre matches de moins…

La délivrance est rapidement venue de la tête de Giuseppe Rossini. Même si l’attaquant a été exclu à la 65e pour une seconde carte jaune, les Zèbres ont tenu le choc.

Charleroi peut désormais préparer l’avenir, que ça soit les playoffs 2 ou la saison prochaine. Le temps est-il donc venu de prolonger les contrats de Ferrera ou de Milicevic et Kaya (comme ils l’ont tous les deux réclamé gentiment en quittant le stade !) ?

“Plus que le sauvetage qui se précise, je voudrais rappeler qu’on est lancé dans un véritable projet à Charleroi. On veut donner du plaisir aux supporters et les faire revenir au stade. Pour cela, on doit offrir du spectacle et cette fin de saison constitue une bonne occasion. N’oublions pas que nous n’avons repris le club que le 31 août et que nous avons encore énormément de travail à abattre. Lorsque le maintien sera assuré, je reconnais que j’aurai beaucoup de personnes à rencontrer (NdlR : c’est donc bon signe pour les personnes actuellement en place !). On est en train d’écrire notre projet et l’avenir du club…”

Et celui-ci pourrait bientôt s’écrire en lettres dorées.



© La Dernière Heure 2013