Alessandro Cordaro revit l’enfer : “On n’avait pas les qualités !”

CHARLEROI L’affaire est donc bel et bien consommée pour les Zèbres , qui ont ponctué leur parcours 2010-2011 calamiteux. En fin de compte, cet aboutissement n’est que logique car jamais au cours du championnat (que Charleroi est le premier club à terminer) l’équipe dirigée successivement par Mathijssen, accessoirement Balog, Laszlö, Kovac et enfin Peruzovic n’a quitté sa mauvaise courbe…

En prime, les Carolos ont très mal géré leurs playoffs tandis qu’ils n’ont pas bien négocié non plus le match de la dernière chance d’encore nourrir des illusions. Car samedi dernier, on n’a jamais eu l’impression qu’ils allaient supplanter des Eupenois organisés en conséquence.

À l’heure des commentaires, alors qu’Abbas Bayat se contentait d’un “Ce n’est pas la fin du monde…” Cordaro, qui fut l’un des rares à entretenir la flamme, constatait des dégâts qui lui font un peu plus mal : “Je pensais ne plus jamais revivre pareille situation après avoir encaissé une première relégation avec Mons en 2009 mais me voilà donc de retour en enfer !”

Le médian droit examina froidement la réalité des choses : “Nous avons eu plusieurs fois l’occasion de sortir de l’ornière. Que ce soit à Westerlo ou bien à Eupen mais nous ne l’avons pas saisie. C’est peut-être, et même sans doute, parce que nous n’avions pas les qualités pour faire mieux…”

L’ultime match fut également édifiant quant aux moyens des Zèbres  : “Dans ce genre de compétition, ceux qui gèrent mieux l’inévitable pression s’en sortent toujours à leur avantage. Pour nous, plus le temps passait et plus les choses se compliquaient.”

Quoiqu’il ne s’est agi que d’une conclusion : “Nous avons pu mettre une équipe sur pied beaucoup trop tard.”

Enfin, Cordaro pestait sur son remplacement : “J’avais le sentiment de pouvoir encore apporter quelque chose à mes équipiers alors que c’était toujours 0-0...”



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