À l’occasion de la journée partenaires organisée par le Sporting, Mehdi Bayat et Fabien Debecq sont revenus sur les cinq ans de la reprise du club.

La fête continue. Après avoir célébré les cinq ans de la reprise du club par le duo Mehdi Bayat-Fabien Debecq, samedi, après la réception de Waasland-Beveren, avec ses supporters, le Sporting l’a fêtée ce mardi avec ses nombreux partenaires. Environ 300 personnes s’étaient en effet réunies dans la salle Le Prestige à Gozée pour faire la fête à la direction actuelle, qui s’est fendue d’un discours empreint d’émotion.

"J’ai l’impression que cela fait dix ans qu’on a repris le club", a débuté le président Debecq, au moment d’évoquer le chemin parcouru depuis septembre 2012. "Cette reprise, c’est en quelque sorte une fusion entre Mehdi, le gamin de 24 ans qui portait des santiags, et moi. Dès nos premières rencontres, j’ai compris qu’il avait une personnalité extraordinaire."

Et d’évoquer l’oncle de ce dernier : Abbas Bayat. "Qu’on le veuille ou non, Abbas a marqué l’histoire du club et l’a sauvé, en conservant notamment le même budget qu’en D1 lors de la descente en D2. Il a fait de bonnes et de moins bonnes choses, mais une chose est certaine : il ne voulait pas vendre le club à n’importe qui, car le Sporting était son bébé. Et il était très exigeant."

Mais il a accepté d’en confier les clés à son neveu et à Fabien Debecq, "alors que je ne connaissais rien du monde du football. Mehdi m’a appelé pour me demander ce que je comptais faire. Je lui ai répondu que je ne savais pas, mais que j’allais le faire avec lui ! Et aujourd’hui, je me remémore ces moments avec fierté."

Car le club a bien grandi… "On a gagné en crédibilité. Charleroi est désormais une équipe qui gagne et qui est ambitieuse. Cela fait trois ans que nous sommes en concurrence pour les PO1. C’était notre volonté, dans le plan 3-6-9. Mais ce n’est que le début. Nous avons de grands projets pour le stade et le centre de formation."

Ce qui amène Anne Ruwet, qui animait la journée, à poser la question suivante aux membres de la direction : "Où voyez-vous le club dans cinq ans ?"

"Je souhaite qu’on continue à grandir et qu’on se stabilise dans le haut du classement. Et pourquoi pas rêver d’un titre !" répondait, du tac au tac, le directeur commercial Walter Chardon. "J’espère qu’on pourra jouer l’Europe et affronter de grandes équipes, comme Ostende, face à Marseille, ou Zulte Waregem, le fait ou l’a fait récemment", embrayait Pierre-Yves Hendrickx, le directeur administratif.

Le président Debecq reprenait, à son tour, la parole. "Je rêve qu’on devienne un grand club." "Et que le plan 3-6-9 revisité soit suivi à la lettre, reprenait Mehdi Bayat. J’espère qu’on pourra pérenniser le club le plus longtemps possible. Un club qu’on a rendu à sa ville, dont je suis tombé amoureux il y a quinze ans. Je suis fier d’être carolo !" terminait l’administrateur-délégué du club, sous les applaudissements de Paul Magnette, qui a réaffirmé son soutien dans les projets du club, et aux partenaires présents, "qui étaient beaucoup moins nombreux il y a quelques années". Et qui ont assurément passé une très belle journée. À l’image du début de championnat des Zèbres…

Mehdi : "Je ne quitterai pas Charleroi"

Récemment désigné par Herman Van Holsbeeck comme son successeur potentiel à Anderlecht, Mehdi Bayat est revenu, avec le sourire, sur ces déclarations de son ami, manager général d’Anderlecht. "Je suis flatté qu’un club aussi prestigieux s’intéresse à moi mais j’ai choisi Charleroi et personne ne m’y a forcé. Mon avenir est lié à ce club. Il m’arrive fréquemment d’essayer de convaincre mes joueurs et même mon coach de rester au club. Quelle crédibilité aurais-je si je pars ? Je suis Carolo et fier de l’être."

Des applaudissements nourris de l’assistance ont, évidemment, suivi…