Alors que les titulaires se sont entraînés en salle, l’Ivoirien a, lui, multiplié les frappes au but.

"Je serai là pour le réconforter, cela fait partie de son apprentissage."

Ces mots, prononcés par Felice Mazzù à la suite du raté monumental de Chris Bedia face à Bruges, n’étaient pas des paroles en l’air.

Mardi, pour la reprise, les Zèbres ont été divisés en deux groupes. Ceux qui ont eu un gros temps de jeu dimanche sont restés aux soins et ont travaillé en salle. Les autres ont pris la direction du terrain de Marcinelle, pour un entraînement. Et, surprise, parmi les joueurs présents se trouvait Chris Bedia.

L’Ivoirien, dont le souvenir de ce ballon expédié au-dessus du but de Butelle depuis la ligne du petit rectangle doit encore le hanter, avait visiblement envie de retrouver rapidement le ballon pour le planter au fond des filets. Du pied droit, du pied gauche, et de la tête, il a multiplié les frappes au but pour retrouver sa confiance, qui a sans doute été passablement ébranlée par l’épisode brugeois.

S’il n’a pas converti toutes ses tentatives, l’attaquant carolo a semblé monter en puisssance au fil des exercices, se montrant de plus en plus précis et terminant même la séance avec le sourire aux lèvres et les encouragements du staff, qui ne manquait pas de le féliciter lorsqu’il réalisait le bon geste. "Voilà ! Tu vois, là tu te couches sur le ballon et ça part au fond du filet", lui a notamment lancé Felice Mazzù après une frappe en un temps parfaitement exécutée.

Le technicien carolo est en conscient : son attaquant d’1,90 m, qui allie vitesse, technique et sens du dribble, a un énorme potentiel. Et compte bien l’exploiter. Même si cela doit passer par un raté comme celui de dimanche.