Baby, à gauche, et Marinos, à droite, ont suppléé N’Ganga et Mata avec succès.

Dimanche, à Bruges, ils ont été deux des meilleurs Zèbres sur le terrain. Comme ils en ont pris l’habitude depuis ce fameux déplacement à Ostende, et le passage du Sporting en 3-4-1-2. Pourtant, il y a quelques mois, il était difficile d’imaginer qu’Amara Baby et Stergo Marinos seraient les deux flancs de Charleroi. Ces rôles étaient dévolus à Francis N’Ganga, à gauche, et à Clinton Mata, à droite. Et devant eux, Tainmont, Fall et… Baby se relayaient pour occuper les positions offensives.

"Dans le nouveau dispositif, l’apport vient de plus loin. Et les projections vers l’avant de Baby et Marinos sont très importantes", estime Felice Mazzù, qui a opéré son choix après la défaite à Gand et le 0 sur 9 réalisé par les Carolos. "J’ai estimé qu’il était temps de changer quelque chose", continue le coach de Charleroi. "Non seulement j’ai changé le système mais aussi les joueurs. Mata a fait un très gros début de saison, mais il a ensuite connu un passage où il était légèrement moins bien (NdlR : juste avant le mercato et alors que les rumeurs de départ à prix d’or allaient bon train…) . Dans beaucoup d’autres clubs, il serait sans doute resté titulaire mais quand on a un gars comme Stergos sur le banc et qu’on veut apporter de la fraîcheur, on n’hésite pas."

À raison, pour l’instant. Auteur de deux assists lors de la victoire à Charleroi, Marinos a confirmé face à Zulte Waregem et surtout à Bruges, où son travail a été impressionnant et où il a été très proche d’offrir un assist à… Bedia, qui a loupé l’énorme occasion de faire 0-1.

Quant à N’Ganga , la situation est un peu différente. "Il a aussi été moins bien à Gand, j’en ai parlé avec lui. Puis il a eu un souci aux adducteurs et ne s’est pas entraîné pendant quinze jours. Mon choix s’est donc porté sur Amara, qui, dans ce nouveau rôle, part de plus loin et fait parler son énorme volume de jeu. Il n’est d’ail-leurs jamais aussi fort que quand on pense qu’il est fatigué."

À l’heure actuelle, les choses semblent donc claires : Baby et Marinos ont pris l’avantage sur leurs concurrents directs, mais rien n’est définitif. "N’Ganga a les qualités pour arpenter tout le flanc dans le dispositif à trois derrière. Il est en fin de contrat ? Oui, mais c’est un professionnel exemplaire qui se donne toujours à fond. Comme Mata, il a eu un moment plus difficile. Les deux joueurs doivent accepter que ce n’est pas parce que je pose un choix que mon opinion par rapport à eux et leurs qualités a changé. Ils doivent le comprendre, car il n’y a que comme cela qu’on pourra atteindre les PO1 ."

Là où ils auront, inévitablement, encore un rôle à jouer.