L’entraîneur carolo était furieux sur l’arbitre, Jacobs a aimé Legear

ANDERLECHT Csaba Laszlö se contenta d’un court commentaire d’attaque dans tous les sens du terme : “C’est difficile de parler de cette rencontre. Tout le monde a vu ce qui s’est passé et les images sont édifiantes. Ce ne sont pas les joueurs qui ont décidé du match. Ce n’est vraiment pas mérité.”

Relancé, le Hongrois n’hésita pas à parler d’amateurisme dans le chef d’un arbitre accusé de tous les maux et notamment de n’avoir pas vu le ballon sortir sur la phase amenant le 2-1 : “Fabris ne visait pas le joueur et touche d’ailleurs le ballon. En Angleterre, il aurait eu au grand maximum une jaune. Anderlecht n’a vraiment pas besoin d’être aidé comme cela, il peut gagner normalement ! Et ce n’est par ailleurs pas la première fois que nous sommes victimes de telles décisions dans un match difficile.”

De son côté, Ariël Jacobs, se gardait bien de fanfaronner : “On avait plutôt bien commencé avec des occasions pour De Sutter et Kanu mais ça s’est vite gâté. Le tempo n’y était pas dans la circulation de balle et on manquait d’agressivité, notamment dans la conquête du deuxième ballon.”

“À la mi-temps, j’aurais pu retirer six ou sept joueurs et l’avance de Charleroi était méritée. Ce fut mieux ensuite avec beaucoup plus de profondeur et de passages par les flancs. À l’heure où nous passons en tête du classement, il faut se rappeler qu’on revient de loin mais c’est évidemment une très bonne chose pour le moral des joueurs.”

La décision de laisser Legear fut prise deux heures avant la rencontre : “Il y avait encore trop de doutes émanant des médecins. Vendredi, pourtant, on le pensait partant. Finalement, le laisser sur le banc était le bon choix et on a vu ce que ça a donné ensuite : deux assists et un but”, se réjouissait Jacobs.

Un mot sur Wasilewski : “Le contexte était idéal pour le relancer.”



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