Charleroi

C’est auréolé de grands espoirs que Mohamed Habib Daf débarque au Mambourg. Il reste sur une époustouflante saison dans le vivier anderlechtois et s’affiche comme l’un des talents à suivre dans les mois à venir.

Ces contacts avec le Milan AC, c’était du sérieux ? "J’ai effectivement discuté avec les dirigeants italiens et j’aurais pu rejoindre le club. Il y avait un contrat qui était prêt. Mais j’ai dit non. Rien ne dit néanmoins que je n’irai pas un jour là-bas, si j’arrive à faire mon trou en Belgique." Charleroi, c’est quand même aux antipodes du géant lombard… "Je préfère franchir les étapes petit à petit, plutôt que de faire le grand saut. Je dois encore confirmer ce que l’on a pu dire sur moi. Et je pense que je suis dans le club idéal pour cela." Aviez-vous déjà entendu parler du Pays Noir, avant d’y débarquer ? "J’ai discuté quelques fois avec Cristophe Diandy, qui est aussi sénégalais. Il m’a décrit Charleroi comme un club familial et ambitieux. Je connais aussi très bien Jamal Thiaré, car je viens de la même académie que lui en Afrique (NdlR : les deux joueurs habitent d’ailleurs dans le même appartement à quelques pas du stade) .

" En parlant de Diandy, on vous annonce comme son successeur tout désigné… "J’en ai entendu parler. Je me décrirais comme un numéro 8. Je ratisse pas mal de ballons et je sais distribuer le jeu. Par contre, je dois encore m’améliorer dans la vitesse d’exécution et dans le trafic aérien." Pensez-vous devenir vite l’une des coqueluches du public ? "Je suis en tout cas là pour ambitionner une place de titulaire. Mais je sais que je dois encore bosser. C’était d’ailleurs le discours du coach lorsque je l’ai rencontré ce mardi dans son bureau."

À le voir ratisser large lors des premiers entraînements, on sent un potentiel énorme chez ce garçon. Reste à confirmer dans la cour des grands.