Charleroi - La Gantoise

Une vraie première un peu spéciale – et décisive – pour Michel De Wolf

CHARLEROI Maintenant que la page Stéphane Demol est définitivement tournée, il faut en revenir aux impératifs du championnat.

Charleroi reste, en quelque sorte, assis entre deux chaises au classement. Il ne compte qu’une maigre marge de sécurité par rapport aux menacés (quel que soit le sort de l’Excelsior Mouscron), mais les Zèbres peuvent également regarder devant eux et continuer à envisager le Top 6 tant convoité. À une seule condition cependant : une victoire sur les Gantois qui plongerait ceux-ci au bord de la crise.

Si le Sporting ne gagne pas (même un nul serait insuffisant), l’accès au tour final élitaire – déjà mis à mal – lui serait carrément utopique !

Mario Notaro et Michel De Wolf savent à quoi s’en tenir. Ce dernier va défier un club dont il ne connaît pas les paramètres actuels... mais qu’il a très bien connu pour avoir évolué à Gentbrugge durant cinq ans. De 1983 à 1988 (c’était l’époque des André Laureyssen, Hubert Cordiez ou autre Hans Koudijzer), avec, en prime, un succès en Coupe de Belgique (en 1984) face au Standard, La Gantoise remportant la finale (sur le score de 2-0) au bout des prolongations.

Le co-entraîneur du Mambourg se souvient : “C’était une autre génération. Même le président de La Gantoise n’est plus le même qu’à l’époque puisqu’Ivan De Witte s’est installé dans le fauteuil au moment où je partais pour Courtrai. Je ne connais que Michel Preud’homme. En 1990, nous sommes mêmes partis en vacances ensemble, avec également Philippe Albert et Marc Wilmots.”

Mais venons-en à l’importance du match de ce soir : “C’est une occasion unique (NdlR : et plus que probablement ultime) de nous replacer. Si nous affichons la même mentalité que samedi dernier à Zulte-Waregem, une performance nous sera possible...”



© La Dernière Heure 2009