Les blessures ne lâchent pas les Carolos. Face aux Rouches, Edward Still ne pourra pas aligner le même onze de base qu’au Beerschot avec la lésion aux ischios de Bessile. "On le sait qu’il y a une corrélation entre stabilité et résultats. Les chances de signer un bon résultat augmentent quand on peut aligner la même équipe. Il faut gérer cela. C’est un équilibre fin à trouver entre stimuler la concurrence et stabilité."

Dans le choc wallon, il sera intéressant de voir comment le Brabançon va gérer le retour de suspension de Gholizadeh et l’état physique de Bayo, victime d’un faux mouvement jeudi mais bien dans le groupe. L’Ivoirien avait été à son avantage au Kiel. "On choisit toujours les profils en fonction des forces en présence et, surtout, il faut trouver le meilleur équilibre pour exploiter la faiblesse de l’adversaire."

Le duo qu’il forme avec Badji pourrait légitimement poser problème à la nouvelle charnière centrale à trois têtes des Liégeois. Le facteur x résidera dans les automatismes que peut avoir le secteur du Standard par rapport à l’attaque carolo. Des mécanismes communs qui s’améliorent du côté de l’attaque des Zèbres.

"C’était loin d’être parfait au Kiel mais Badji et Bayo sont de plus en plus complémentaires. Il faut trouver les repères et faire répéter les échanges avec ce duo. Ça n’avait pas aussi bien marché face à Seraing pour la simple et bonne raison que les automatismes n’étaient pas là. Dans sa prestation au Beerschot, on a également vu que Bayo était plus avancé dans son intégration par rapport à Badji car ce dernier doit combler son retard physique. Il est arrivé en fin de mercato."

Dans un match qui s’annonce rugueux, Charleroi voudra battre le Standard pour la deuxième fois de la saison, chose qui n’est plus arrivée depuis l’exercice 2008-2009. Ce serait aussi l’occasion de valider quasi définitivement sa présence en playoffs 2 tout en continuant à rêver sporadiquement du top 4 même s’il s’apparente à un mirage.

Le groupe carolo :